Description
Une lycéenne attend le métro. Elle trouve, sur le quai, une paire de souliers rouges. Ces souliers oubliés la fascinent complètement. Elle vient à peine d’y glisser les pieds, qu’une autre lycéenne lui tend une embuscade, pour les lui voler. C’est la toute première chose qu’il vous faut savoir, au sujet de ces talons hauts: ils provoquent toujours une jalousie irrationnelle (et violente). Mais il y a plus. La seconde lycéenne s’enfuit avec les souliers. Les souliers se déchaînent, et infligent une double amputation à cette voleuse. On découvrira autre chose encore, à mesure que le film avance... C’est au tour de Sun-jae de s’approprier les souliers. Elle se sent plutôt misérable, son mariage est en train de tomber en miettes, sa fille Tae-soo se range du côté de papa, et sans trop savoir pourquoi, les souliers rouges sont la seule petite touche de joie dans sa vie glauque. Sun-jae essaie d’ouvrir une clinique d’optométrie, mais ça n’est pas facile. Elle emménage avec Tae-soo dans un minuscule logement miteux. Son décorateur est très beau, et aussi très beau parleur, mais son aide n’est pas particulièrement utile. Le mystère des souliers s’épaissit. Sun-jae se sent entraînée dans une succession d’événements inexpliqués. La tension monte, et bientôt, c’est un sang beaucoup plus obscur qui commence à couler...
Il y a eu les téléphones cellulaires hantés. Il y a eu les vidéocassettes hantées. Et après le journal japonais hanté (dans Premonition), il n’y avait pratiquement plus le moindre objet quotidien et banal à hanter. La nouvelle vague d’horreur asiatique était à court. On pourrait donc penser que ces « talons hauts hantés » constituent une dernière tentative désespérée... mais ne sautons pas trop vite aux conclusions. Jusqu’à un certain point, Kim Yong-gyun s’inspire ici du fameux conte d’Andersen, mais il évite comme la peste les clichés archi-prévisibles de l’après-Ringu, et fait attention de ne pas verser dans le cercle vicieux de l’auto-parodie, comme l’ont fait tant de films d’horreur récents. The Red Shoes ne raconte pas l’histoire des souliers diaboliques en tant que tels, mais dresse plutôt une liste des atrocités qu’engendrent la calomnie, la méchanceté, et l’envie. Il ne manque pas de moments effrayants, dans The Red Shoes. Les images parfois révulsives que les accros d’horreur asiatique en sont venus à rechercher, sont présentes; elles sont même filmées de façon experte, et dans un montage brillant. Quant à l’ingénieuse trame sonore signée Lee Byung-woo, elle n’est pas en reste: elle hausse d’un cran le degré intrinsèque de peur qui émane de ce film.—Rupert Bottenberg (traduction David Pellerin)
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"…Visually arresting, occasionally reaching out to the realm of exquisite and enigmatic beauty" - Kyu Hyun Kim, KOREANFILM.ORG Équipe de productionRéalisation: Kim Yong-gyun Scénario: Ma Sang-ryeol, Kim Yong-gyun Interprètes: Kim Hye-soo, Kim Seong-soo, Park Yeon-ah, Ko Su-hee, Lee Eol, Seo Ha-rim, Son Se-gwang Production: Shin Chang-kil, Creta D. Kim Distribution: Tartan
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