Description
Un roman de science-fiction classique des frères Arkadi et Boris Strugatsky, intitulé Roadside Picnic: des visiteurs du cosmos se posent sur Terre, s’attardent un moment, puis repartent, abandonnant quelques objets derrière eux. Tourné en 1979, Stalker est basé sur ce livre. Le vaste périmètre où se posèrent les visiteurs de l’espace, rebaptisé la « Zone », est sous haute surveillance, et interdit d’accès… À cause du passage des extraterrestres, tout le secteur n’est plus qu’un labyrinthe mouvant et changeant – les Lois de la physique n’y ont plus cours, et on peut y laisser sa peau à tout moment, ou s’égarer dans une série de mirages néfastes… Un racontar prétend qu’une chambre secrète – où tous les souhaits sont exaucés – se cache au centre de la Zone. Le Stalker du titre est un « guide » offrant ses services aux téméraires qui souhaitent transgresser l’interdit gouvernemental, braver les périls nébuleux de la Zone, et partir en quête de cette chambre secrète. Deux volontaires l’engagent. Un écrivain, et un scientifique. La rencontre initiale a lieu dans un bar. Puis, ils partent en direction de la Zone. Ces deux pèlerins illicites semblent avoir perdu leur amour-propre, leur foi, même leur capacité d’aimer. La chambre secrète constitue sans doute leur ultime espoir. Pourtant, auront-ils le courage d’y pénétrer? Et que souhaitent-ils, véritablement, si la chambre exauce vraiment les souhaits?
Un road-movie métaphysique explorant les relations entre la science et les arts, entre la vocation religieuse et la civilisation de plus en plus matérialiste. Stalker n’est guère un film de science-fiction ordinaire. Pas de rayons laser et tout ça. Rien qu’un dédale philosophique qui tend vers l’abstraction. Avec le recul, on y découvre le premier film en quarante ans de régime communiste à dresser un bilan réel des dégâts provoqués par l’industrialisation à outrance et la bureaucratie aveugle… Le très rare privilège de pouvoir visionner Stalker en 35mm vous est donné. Il n’y a que sur pellicule que l’on puisse apprécier les subtiles nuances de lumière, de couleur, de mouvement, dont s’est servi le réalisateur Andrei Tarkovsky. Une chose est sûre: vous vous aventurez dans la Zone à vos risques et périls, mais si tous vos sens sont en éveil, ça ne peut qu’être une expérience contemplative, hypnotique, voire même transcendante.
—Donato Totaro (traduction David Pellerin)
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NotesNew 35mm print!
Cette projection est dédiée à la mémoire d'André
Pépin (1927-2007), en souvenir de son apport au
cinéma de répertoire montréalais Équipe de productionRéalisation: Andrei Tarkovsky Scénario: Arkadi & Boris Strugatsky Interprètes: Aleksandr Kajdanovsky
Alisa Frejndlikh
Anatoli Solonitsyn
Nikolai Grinko
Natasha Abramova Production: Aleksandra Demidova Distribution: Seagull Films
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