Description
Lulu s’apprête à vivre le pire cauchemar imaginable pour un adolescent de 14 ans : quitter la ville et ses amis pour Broby, un ennuyeux bled où elle ne connaît personne. N’ayant que son petit frère et sa mère comme compagnie, la jeune fille comble sa monotonie en lisant divers ouvrages sur la magie noire. Ce sujet passionne Lulu à un point tel qu’elle s’amuse régulièrement à convoquer les morts par l’entremise d’une table de Ouija et de quelques chandelles. Un petit jeu sans conséquence, rien de plus. Une nuit pourtant, l’une de ses séances tourne très mal. L’âme d’un défunt prend possession du corps de son frère et supplie ensuite Lulu de le joindre dans sa quête contre le Mal. Il s’avère que cet esprit bienveillant était autrefois membre d’une loge secrète ayant comme mission de mettre fin au règne de terreur du Nécromancien, un être maléfique doté d’une puissance inhumaine. Après des siècles de silence, le sorcier diabolique a élu domicile sur une île près de Broby où il s’apprête secrètement à envahir le monde. Lulu doit absolument l’arrêter et ce, même si avoir le sort de l’humanité entre les mains signifie désobéir au couvre-feu !
Avec la présence de
THE SUBSTITUTE et d’
ISLAND OF LOST SOULS à Fantasia cette année, nous avons la preuve que le Danemark est capable de produire de grands films pouvant plaire à toute la famille. Même s’il s’adresse principalement à un jeune public,
ISLAND contient suffisamment d’éléments sombres et horrifiques pour faire frémir n’importe quel amateur de films de genres. Sans vouloir trop en dévoiler, disons que l’exhaltante rencontre entre Lulu et un vilain épouvantail s’avère digne de
SLEEPY HOLLOW de Tim Burton. Le film fait également preuve d’une certaine maturité grâce à quelques touches subtiles d’humour noir et un penchant pour l’autodérision. Bien qu’il doit beaucoup à
HARRY POTTER,
ISLAND OF LOST SOULS l’emporte sur la série hollywoodienne en ne sombrant jamais dans la facilité ou le mélodrame. Si vous avez aimé
THE GREAT YOKAI WAR de Miike, vous serez inévitablement séduit par cette œuvre magique.
—Simon Laperrière