Description
Il y a un premier garçon qui est fils de pute, au sens propre du terme: sa mère est une prostituée de village. Il y a un deuxième garçon, fils de pêcheur accro au jeu. Et il y a un troisième garçon qui est le rejeton d'un boxeur muay. Tous les trois sont pauvres, et ils ont grandi ensemble dans un bled isolé quelque part sur la côte du golfe de Siam. Ils sont comme les doigts de la main, d'autant plus qu'un accident a jadis éclopé l'un d'entre eux, resserrant davantage cette solidarité fraternelle qui les unit. Leur passion, c'est la boxe. Mais il n'y a pas d'avenir dans le petit patelin où ils vivent. Alors, un jour, ils disent adieu à leur village, et partent pour la grande ville, dans l'espoir de conquérir la fortune et la gloire sur le ring. D'ailleurs, leurs chances de succès sont relativement bonnes, puisqu'ils se complètent parfaitement: un bon tacticien, et un bon cogneur. Mais le ring est un lieu sans merci, et, avant longtemps, des accusations non fondées sèment la zizanie dans le trio. Des combats arrangés? Vrai ou pas, c'est la fin d'une longue amitié. L'un des trois garçons restera dans le droit chemin, tandis que les deux autres deviendront membres d'une mafia locale, participant à des combats extrêmes dans les arènes illégales...
Kongkiat Khomsiri fit partie de l'équipe de réalisateurs à qui l'on doit
ART OF THE DEVIL 2. Il signe ici son premier film réalisé en solo. D'emblée, disons que c'est une prémisse bien connue. Beaucoup d'amateurs la reconnaîtront.
BULLET IN THE HEAD, de John Woo, est le classique du genre, et il y eut un nombre incalculable de variations sur le même thème. Néanmoins, c'est une thématique qui fonctionne, du moment qu'elle est en de bonnes mains... Et, avec Khomsiri, c'est en de très bonnes mains.
MUAY THAI CHAIYA apporte un excellent influx de profondeur narrative au monde du film d'action thaïlandais, et jouit d'un scénario bien écrit, d'une fougueuse distribution, et de scènes d'action blindées. La direction artistique a été confiée à nul autre que Wisit Sasanatieng, réalisateur de
CITIZEN DOG, qui recrée ici une époque jusque dans ses moindres détails.
—Todd Brown (traduction David Pellerin)