Ubisoft Presents Fantasia 2008

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A Love

(Sarang)

Première canadienne

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Équipe de production

Réalisation: Kwak Kyung-taek
Scénario: Kwak Kyung-Taek
Interprètes: Joo Jin-Mo, Park Si-Youn
Production: Park Young-Jin
Distribution: Lotte

Description

Il n’y a rien de plus beau que l’amour pur, le vrai, celui qui se manifeste au premier regard. Peu de gens ont la chance de le vivre, mais In-ho lui l’a trouvé dès sa tendre enfance en la personne de Mi-ju. Le destin se voulant parfois cruel, la fillette se voit contrainte à quitter la ville dans des circonstances nébuleuses. Ils se retrouveront quelques années plus tard, mais la fatalité suit toujours Mi-ju à la trace alors qu’elle se retrouve seule au monde suite à la mort de son frère et de sa mère dans des circonstances atroces. In-ho fait alors la promesse de veiller sur elle, loin de se douter que la guigne continuera de s’acharner implacablement sur la pauvre jeune femme, poussée contre son gré entre les griffes d’un truand particulièrement teigneux. Il parvient à la sortir de cette horrible situation pour ensuite se retrouver en prison et voir Mi-ju quitter vers le Japon. À sa sortie de tôle, il est recruté par un gangster et c’est dans les circonstances les plus cruelles qu’il retrouvera encore une fois sa bien-aimée.

Avec une telle prémisse, A LOVE reste bien entendu un drame percutant mais s’avère également un solide divertissement où l’action ne manque pas. Le cinéaste Kwak Kyung-Taek (TYPHOON présenté à Fantasia 2006) manie habilement les genres pour en venir au croisement entre une chronique à la ONCE UPON A TIME IN AMERICA de Leone, A BITTERSWEET LIFE de Kim Ji-woon et les grandes histoires d’amour classiques telles que ROMÉO ET JULIETTE. À l’instar de son plus grand succès FRIEND, un film semi-autobiographique, il retourne puiser son inspiration dans le vécu de ses amis d’enfance insufflant ainsi beaucoup de crédibilité au récit. Ce souci du réalisme transparait également dans les scènes de combat où on sent vraiment que les protagonistes luttent pour leur survie tant la violence y est brute et non stylisée. A LOVE est donc bien loin du voyage au pays du romantisme sirupeux que son titre peut suggérer, mais plutôt un séjour brutal dans la triste réalité de gens sur qui le destin s’acharne littéralement.

—Nicolas Archambault