Ubisoft Presents Fantasia 2008
Shadows in the Palace

Shadows in the Palace

(Goongnyeo)

Première canadienne

WINNER : Best Actress, Jin-hie Park, Fantasia Film Festival

À l'affiche

billets

Admission Ticket Network



“Agatha Christie-style suspense crossed with the meticulous period detail of KING AND THE CLOWN”- Lee Hyo-won, THE KOREA TIMES

Équipe de production

Réalisation: Kim Mee-jung
Scénario: Kim Mee-jung
Interprètes: Kim Nam-jin, Park Jin-hie, Seo Yeong-hie
Production: Won Jung-sim
Distribution: CJ Entertainment

Description

Deux mondes parallèles se côtoient dans le Palais royal, sans presque se croiser jamais. Dans un silence écrasant, les servantes de la cour ne vivent que pour répondre aux diverses requêtes de la famille princière, et se plier aux innombrables caprices. Mais d’effrayantes incidences viennent soudain troubler cette atmosphère chuchotante et placide.

La concubine Hee-bin a donné un fils à son seigneur – ce qui n’est malheureusement pas le cas de la reine elle-même. Quant à la Reine mère, elle est en faveur d’une adoption officielle. Hee-bin est douloureusement consciente de la précarité de sa situation, mais déterminée à ne pas céder le moindre pouce de terrain. Les choses se précipitent lorsque sa chambrière personnelle est trouvée pendue. Chun-ryung, la méticuleuse soignante de cour, ayant autopsié la défunte, confirme non seulement qu’il y a eu meurtre, mais que la chambrière a donné naissance à un enfant… Cette découverte implique une grave transgression du vœu de chasteté que prêtent les femmes de chambre. Au sein du palais royal, les conséquences auraient pu s’avérer désastreuses. Intrépide, et à l’encontre des directives de ses supérieurs, Chun-ryung suit les indices et remonte une piste semblant mener jusque dans le royaume inaccessible de l’au-delà.

Élégante tragédie historique, SHADOWS IN THE PALACE brosse un portrait quasi asphyxiant de la société coréenne médiévale à son apogée. Il s’agit d’une intrigue de détectives genre film noir, additionnée de quelques reflets surnaturels à faire froid dans le dos, le tout enveloppé dans une étude de mœurs sur la destinée des femmes à une époque où elles étaient méprisées complètement. C’est un film produit et réalisé par des femmes, où l’on ne retrouve pratiquement pas un seul personnage masculin digne de mention. La réalisatrice Kim Mee-jeung (qui s’est fait les griffes sur le plateau de THE KING AND THE CLOWN) nous brode ici une tapisserie subtile et complexe de la condition féminine durant la dynastie Joseon, où les héroïnes sont bousculées au gré des événements, doivent tenir caché le feu revendicateur qui brûle tout au fond de leur âme, étincelant, parfois, et parfois aussi sombre qu’un sang versé avec préméditation.

—Rupert Bottenberg (traduction David Pellerin)