Description
Le Secrétaire général des Nations Unies diffuse une annonce officielle pour avertir les citoyens du monde de l’imminence d’une catastrophe sans précédent. « Une gigantesque météorite, dans trois jours, percutera la Terre. Diverses opérations ultra-secrètes ont eu lieu, afin de tenter de dévier la trajectoire… mais en vain. Tout a été tenté. Rien n’a fonctionné. Il n’y a plus d’option viable, hormis avertir les gens de cette calamité. Les chances de survie, après impact météoritique, sont de zéro virgule zéro pour cent. » Si l’on vous annonçait que le monde prendra fin dans soixante-douze heures, que feriez-vous? Dans la petite ville espagnole de Laguna, tout chavire dans le chaos. C’est sans doute la même histoire dans toutes les villes de tous les pays… Ale, un pauvre ouvrier malchanceux, passe prendre sa mère à la maison, et quitte aussitôt Laguna –, direction la campagne, là où son frère possède une maison. Arrivés sur place, ils comprennent que les enfants ne savent pas encore la terrible nouvelle. On décide de ne rien dire. La fin du monde n’est pas toute proche, les petits. Tout baigne. Euh, rectification: tout ne baigne pas autant qu’on le voudrait… En plus de la météorite qui s’en vient (comme si ça n’était pas suffisant), il y eut une émeute au pénitencier, non loin de la maison de campagne. Les gardiens ont tous fichu le camp, pressés de rejoindre leurs familles eux aussi. Donc, les détenus se sont enfuis dans la nature! Le frère d’Ale a fait incarcérer, des années auparavant, un abominable tueur d’enfants. Et ce psychopathe a juré de se venger avant de mourir. Il meurt dans trois jours, comme tout le monde – alors, pas de temps à perdre: vengeance sur-le-champ!
À la fois western moderne et drame social apocalyptique,
BEFORE THE FALL prend des airs de chronique de tueur en série, plus on se rapproche de la conclusion fatale. Il n’y a aucune séquence spectaculaire gratuite. Ce récit se construit sous des dehors très épurés, voire même minimalistes. Coproduit par la boîte d’Antonio Banderas – Green Moon Productions – et réalisé par F. Javier Gutiérrez, gagnant de nombreux prix, ceci est une espèce de vignette de la Fin des Temps, atypique, paranoïaque, mélancolique, et surtout, crève-cœur, puisque ces héros qui luttent pour leur survie, ou pour protéger ceux qu’ils aiment, de toute manière, sont tous condamnés, à très court terme…
—Mitch Davis (traduction David Pellerin)