Ubisoft Presents Fantasia 2008

Un point de vue unique sur le cinéma asiatique en amérique du nord

26 juin 2008 17:00:00

Une vague de fièvre asiatique est sur le point de déferler sur les montréalais!

Le Festival international de films Fantasia présente une grande variété de longs métrages (plus de 70!), en provenance d’Asie, de Chine, de Hong Kong, du Japon, de Corée du Sud, de Thaïlande, et du Vietnam. Des films exceptionnels, innovateurs, hilarants et captivants émotionnellement.

Depuis sa fondation en 1996, Fantasia a fourni une opportunité unique aux cinéphiles, autant ceux friands de cinéma populaire que ceux préférant les productions avant-gardistes, de partager l’expérience des films d’action, fantastiques, d’arts martiaux, d’horreur, de guerre les épopées historiques et les hybrides surréalistes originaires d’Asie. Au fil des années, le succès et la réputation de Fantasia ont grandi de façon exponentielle, de sorte que le festival est aujourd’hui reconnu internationalement et acclamé pour son aptitude à être au fait de ce que le cinéma asiatique est et où son potentiel peut le mener. Nous sommes fiers de cette organisation et de sa ville natale, Montréal.

L’originalité, la saveur particulière et les qualités cinématographiques des films asiatiques font en sorte qu’ils n’ont aucunement à rougir devant le géant hollywoodien. Les films d’Asie sont considérés comme les plus remarquables sur le marché mondial actuel. Leur inventivité, leur humour spontané et leurs surprenants points de vues culturels, combinés à leurs extraordinaires accomplissements esthétiques, sont souvent copiés mais jamais égalés.

À Fantasia 2008, les œuvres récentes de cinéastes acclamés à travers le monde, tels que Takashi Miike (SUKIYAKI WESTERN DJANGO) et Hideo Nakata (L: CHANGE THE WORLD) du Japon; Johnnie To (MAD DETECTIVE, SPARROW, TRIANGLE) et Oxide Pang (THE DETECTIVE) de Hong Kong; et Kwak Kyung-taek (A LOVE) de Corée du Sud, seront présentées. À ne pas manquer, les premiers films ambitieux, novateurs et divertissants de nouveaux réalisateurs, dont plusieurs provenant de Corée du Sud, l’actuel point névralgique de la production cinématographique asiatique. Les cinéphiles sont assurés d’apprécier les premières œuvres de cinéastes tels que Yang Hea-hoon (WHO’S THAT KNOCKING AT MY DOOR?), Kim Mee-jung (SHADOWS IN THE PALACE), Ra Hee-chan (GOING BY THE BOOK) et Lee Kyoo-man (WIDE AWAKE). Gardez également à l’oeil la star montante du cinéma de Hong Kong Derek Kwok (THE PYE-DOG).

Encore une fois, Fantasia présentera beaucoup d'autres de ces films très populaires adaptés des fameuses bandes-dessinées asiatiques (Manga), comme les premières nord-américaines de BE A MAN! SAMURAI SCHOOL (Japon)de Tak Sakaguchi et Le Grand Chef (Corée du Sud) de Jean Yun-Su, et la première internationale de A TALE OF LEGENDARY LIBIDO (Corée du Sud) de Shin Han-sol.

Un splendide alignement d’invités asiatiques seront présents à Fantasia cette année: l’icône du Kung Fu honkongais, Gordon Liu, avec une copie 35mm restaurée du classique des Shaw Brothers DISCIPLES OF 36TH CHAMBER; l’actrice japonaise Eihi Shiina, vedette de l’infâme Audition de Takashi Miike, et le réalisateur Yoshihiro Nishimura (TOKYO GORE POLICE); l’acteur, réalisateur et chorégraphe de scènes d’action japonais Tak Sakaguchi (BE A MAN! SAMURAI SCHOOL); les réalisateurs thaïlandais Banjong Pisanthanakun, Parkpoom Wongpoom, Yongyoot Thongkongtoon et Gunn Purijitpanya pour leur collectif (4BIA); le producteur Yongyoot Thongkongtoon (HANDLE ME WITH CARE); et beaucoup d’autres.

Nous soulignons la présence de deux exécutifs de CJ Entertainment, parmi les professionnels les plus renommés de l’industrie cinématographique d’Asie: Kini Seong-Eun Kim, Vice-président des ventes internationales, et Heejeon Kim, Directeur des festivals, visiteront Fantasia. CJ est la plus grande compagnie de production et de distribution en Corée, avec une réputation internationale fort enviable. CJ sera à la recherche d’opportunités de développement marketing au Canada, alors qu’ils présenteront SHADOWS IN THE PALACE et cinq autres films à Fantasia.

L’équipe de Fantasia, un précurseur dans le domaine du cinéma asiatique de genre, est impatiente de partager ses découvertes avec son public ! Avec des dizaines de titres asiatiques dans la programmation de Fantasia 2008, la tâche de sélectionner un échantillon dans cette incroyable cuvée devient particulièrement ardue. L’équipe de Fantasia a choisi les films qu’elle considère être les plus importants et les a séparés en différents thèmes : Succès singuliers, Visions convergentes, Détectives bizarres, Premiers rôles féminins, Du manga au cinéma, Premiers films de Corée et Amours étranges. Nous soulignons également le volet sur les films d’action des studios Nikkatsu et une sélection de films qui méritent une attention particulière.

Bon Fantasia!

Au nom de l’équipe de Fantasia

Mi-Jeong Lee
Co-Directrice de la programmation asiatique



Les thèmes soulignés dans la programmation asiatique suivent :

SUCCÈS SINGULIERS: Ce volet de la programmation se distingue par le caractère unique des films qu’il regroupe. Ces petits bijoux cinématographiques, impossibles à catégoriser, brillent par leur originalité et offrent tous une vision d’auteur apportant un vent de fraîcheur sur le cinéma d’Asie.

ADRIFT IN TOKYO (Japon) Réal.: Satoshi Miki - Première canadienne
Un étudiant criblé de dettes et l’homme chargé de collecter lesdites dettes concluent un étrange marché: le premier doit accompagner le second pour une marche en direction du centre-ville de Tokyo, en échange d’un paquet de pognon. Un roadtrip humaniste à pieds dans les coins reclus de Tokyo, qui collera un sourire béat sur le visage des spectateurs. L’une des agréables surprises de Fantasia 2008.

HANDLE ME WITH CARE* (Thaïlande) Réal.: Kongdej Jaturanrasamee – Première nord-américaine – en presence duproducteur Yongyoot Thongkongtoon.
Vous n’avez jamais vu une comédie romantique thaïlandaise de la sorte, en partie parce que son héros possède trois bras. Écrit et réalisé par Kongdej Jaturanrasamee (MIDNIGHT MY LOVE), connu ici pour être le scénariste de TOM YUM GOONG/THE PROTECTOR avec Tony Jaa, HANDLE ME WITH CARE montre à nouveau à quel point le cinéma thaï peut se démarquer des productions habituelles. Il transforme graduellement l’outrageant en quelque chose d’étonnamment familier, délaissant l’étrange pour le bon goût et la gentillesse. Ça demeure néanmoins étrange…

SASORI (Hong Kong) Réal.: Joe Ma – Première canadienne
Hong Kong réinvente Scorpion, l’icône du cinéma d’action japonais des années 70 (FEMALE CONVICT SCORPION JAILHOUSE 41 présenté à Fantasia il y a quelques années) à la sauce des productions HK Category III des années 80 et 90 ! Si vous n’êtes pas familier avec les œuvres originales, sachez que l’héroïne titulaire a inspiré Quentin Tarantino lors de l’écriture de la série KILL BILL. Cette relecture excentrique est follement sanglante et se positionne fermement entre le cinéma d’auteur et grindhouse, en alternant continuellement entre divers éléments-clé des films d’exploitation.

WHO’S THAT KNOCKING AT MY DOOR?(Corée du Sud) Réal.: Yang Hea-hoon - Première nord-américaine
Un jeune homme marqué par son passé scolaire, où il fut brutalement persécuté, renoue avec un de ses bourreaux d’antan au moment même où l’amour se dessine entre lui et une copine. Il y a de la vengeance dans l’air… Un premier film maîtrisé à la perfection, puissant et poétique, où se côtoient châtiments sanglants et premiers amours et où l’on dresse le portrait d’une jeunesse en complète perdition confinée dans un profond anonymat.


VISIONS CONVERGENTES: Tout cinéphile se délecte devant une œuvre créée par un cinéaste de renom pouvant y exprimer toute l’ampleur de son talent. Imaginez lorsqu’un film en regroupe plusieurs…

4BIA*(Thaïlande) Réal.: Youngyooth Thongkonthun, Banjong Pisanthanakun, Parkpoom Wongpoom, Paween Purikitpanya - Première internationale, en présence des 4 réalisateurs et de l’actrice Aummaraporn Phandintong.
Pour ce collectif horrifique, quatre réalisateurs parmi les plus talentueux en Thaïlande unissent leurs forces pour offrir un joyeux moment de frayeur. 4BIA propose quatre segments, parfois drôles et parfois carrément terrifiants, où chaque réalisateur apporte sa touche unique et ose sortir des sentiers battus. Un film fait sur mesure pour Fantasia.

GENIUS PARTY(Japon) Réal.: Atsuko Fukushima, Shoji Kawamori, Shinji Kimura, Yoji Fukuyama, Hideki Futamura, Masaaki Yuasa, Shinichiro Watanabe - Première montréalaise
Le Studio 4°C a fait le bonheur des cinéphiles montréalais avec des œuvres comme MIND GAME et TEKKON KINKREET et les nombreux prix acquis à Fantasia en témoignent. Ils nous reviennent cette année avec une compilation de sept courts métrages animés provenant de l’imagination déjantée de quelques-uns des plus beaux talents nippons du domaine de l’animation.

TRIANGLE (Hong Kong) Réal.: Ringo Lam, Johnnie To, Tsui Hark - Première montréalaise
Un réalisateur débute l’histoire, le second la développe et le troisième la termine. Tout un défi cinématographique que seuls des artistes de la trempe de Ringo Lam, Johnnie To et Tsui Hark peuvent relever avec autant d’assurance et de maestria. Trois légendes vivantes du cinéma hongkongais, qui ont marqués l’histoire de Fantasia, réunies à une distribution de première qualité font de TRIANGLE l’un des événements qu’il ne faut certes pas manquer cet été.


DÉTECTIVES BIZARRES: Le détective dur à cuire a toujours été un icône pour le cinéma de genre. Cependant quelques vrais réalisateurs ont l’audace de raconter une histoire hors de l’ordinaire, de repousser tous les clichés et de créer des contes extraordinairement imaginatifs avec des personnages inattendus pour résoudre les crimes.

THE DETECTIVE (Hong Kong) Réal.: Oxide Pang - Première nord-américaine
L’idole d’Hong Kong Aaron Kwok joue le perplexe et confus Tam, un détective à petits revenus du le Chinatown de Bangkok, dans un film noir dangereusement drôle et subtilement tordu d’Oxide Pang (BANGKOK DANGEROUS, THE EYE) et de son frère jumeau Danny (co-producteur). Ce duo d’Hong Kong, reconnu de chaque côté de la frontière, a su se forger une importante réputation par leur photographie riche et granuleuse, leur montage dynamique, des sauts terrifiant et une ambiance urbaine très cool, mais pas très recommandable. THE DETECTIVE fait preuve de ruse, ce qui ajoute de la saveur à la tension.

THE SHADOW SPIRIT (Japon) Réal.: Masato Harada - Première nord-américaine
Masato Harada, à qui l’on doit KAMIKAZE TAXI et BOUNCE KO GALS, nous revient avec un récit mystérieux et complexe où se dévoile une galerie de personnages des plus énigmatiques dont un expert consultant en manifestations surnaturelles et un détective privé capable de lire dans les souvenirs des gens. Cette adaptation d’un roman de Natsuhiko Kyogoku, sorte d’Edgar Allan Poe contemporain, est hautement déstabilisante de par son originalité et ses situations complètements folles tout en recréant soigneusement le contexte historique de l’après-guerre au Japon.

SHADOWS IN THE PALACE (Corée du Sud) Réal.: Kim Mee-jung - Première canadienne
Dans la Corée médiévale, certaines coutumes ancestrales sont sur le point d’être chamboulées lorsqu’une femme mène une enquête sur le suicide suspect d’une chambrière. Pour sa première réalisation, Kim Mee-jung dresse un portrait de la condition féminine durant la dynastie Joseon, tout en ficelant un habile film de détective où une ambiance étouffante règne sur la cour royale. Un réjouissant mélange de tradition, pour le contexte historique, et de modernisme, pour la place quasi-exclusive qui est faite aux femmes.


ACTRICES VEDETTES D'ASIE: Cette année, Fantasia met en évidence un trio d’actrices asiatiques très acclamé internationalement, pas seulement pour leur beauté, mais aussi pour leur extraordinaire talent d’actrice.

TOKYO GORE POLICE* (Japon) Réal.: Yoshihiro Nishimura - Première canadienne, en présence de Eihi Shiina, Yoshihiro Nishimura et Tak Sakaguchi.
Ruka est une policière et a un corps rempli de cicatrices pour le prouver. Le fait qu’elle se soit elle-même infligée nombre de ses cicatrices est une autre histoire. La mission de son équipe est de détruire les humains mutants meurtriers, connus sous le nom de “engineers”. Action, perversion et un incroyable degré de carnage ouvrent le chemin de la rédemption pour Ruka. Dans le rôle principal, notre invitée Eihi Shiina, désormais célèbre pour sa performance magistrale dans AUDITION de Takashi Miike.

SEVEN DAYS (Corée du Sud) Réal.: Won Sin-yeon - Première nord-américaine
Une avocate est confrontée avec le dilemme de sécuriser ou non la remise en liberté d’un meurtrier dans les sept jours avant son second procès. Son enfant sera tué si elle ne se conforme pas. Complexe, stylisé, éclatant d’une énergie dynamique, SEVEN DAYS met en vedette Kim Yunjin de la populaire série télé LOST.

AN EMPRESS AND THE WARRIORS (Hong Kong) Réal.: Tony Ching Siu-Tung - Première canadienne L’un des nombreux films d’arts martiaux épiques produits par la Chine cette année, celui-ci met en vedette la radieuse Kelly Chen, acclamée autant comme actrice que comme chanteuse pop. Elle incarne le rôle de la princesse Feier, seule héritière du trône de l’empereur. Elle sera déchirée par l’amour et la trahison.


DU MANGA AU CINÉMA: À Hollywood, la BD, avec ses innombrables super-héros, est en train de sauver la mise pour une industrie en pleine panne d’inspiration. Le manga joue également un rôle prépondérant dans le cinéma d’Asie et de nombreuses adaptations de ces véritables œuvres d’art emplissent les écrans là-bas également. Sachant que notre public en est particulièrement friand, Fantasia en a sélectionné quelques-unes.

A TALE OF LEGENDARY LIBIDO (Korea) Réal.: Shin Han-sol - Première internationale
Projeté pour la première fois hors de la Corée, A TALE OF LEGENDARY LIBIDO est une combinaison de mythologie, de gaieté et de sujet adulte, avec une superbe équipe incluant l’icône de la comédie Bong Tae-kyu et le réalisateur Shin Han-sol (ART OF FIGHTING). Le mélange brillant des saveurs musicales, y compris la chanson traditionnelle coréenne Chang et la danse, augmente l'amusement de cette comédie sexuelle bizarre. Les costumes traditionnels modifiés sont sûrs d'être à l’avant-garde de la mode.

BE A MAN! SAMURAI SCHOOL* (Japon) Réal.: Tak Sakaguchi - Première nord-américaine, en présence de Tak Sakaguchi.
L’école de samurai Otoko-juku est une institution pour le moins particulière. On s’y bat, on s’y fait humilier et on y manie les armes. Il faut un courage immense pour y rester, surtout lorsqu’une une bande rivale viendra vous lancer un périlleux défi. Cette adaptation d’un manga complètement déjanté met en vedette l’icône culte nipponne Tak Sakaguchi, qui sera d’ailleurs présent pour la projection. Tous ceux qui l’ont vu à l’œuvre dans ses combats frénétiques espèrent sûrement qu’il n’aura pas envie de distribuer des baffes.

LE GRAND CHEF (Corée du Sud) Réal.: Jeon Yun-su – Première nord-américaine
Plusieurs années après avoir quitté la profession, suite à une catastrophe culinaire, un Chef tente sa chance dans une compétition où il affrontera son rival de toujours. Une histoire à vous réchauffer le cœur, qui parle d’amitié, et de loyauté, LE GRAND CHEF est basé sur une série de mangas très populaire au Japon. Une distribution de première qualité fait de ce film un délice vraiment mémorable.


PREMIERS FILMS DE CORÉE: C’est à Fantasia que le public montréalais a pu découvrir les premières œuvres de réalisateurs asiatiques tels que Bong Joon-ho, Kim Ji-woon et Ryoo Seung-wan. Des cinéastes que Cannes, Venise et Berlin s’arrachent aujourd’hui. Fantasia compte bien continuer de dénicher ces talents exceptionnels et avec le nombre de premières œuvres que nous avons cette année, 2008 pourrait en voir éclore quelques-uns.

BEAUTIFUL SUNDAY (Corée du Sud) Réal.: Jin Kwang-kyo - Première canadienne
Un policier corrompu et un délinquant sexuel se mènent un rude combat psychologique dans ce polar bien ficelé, où le réalisateur Jin Kwang-kyo mène deux histoires parallèles avec une maîtrise peu commune et n’a pas peur de fonder son récit sur deux anti-héros aux agissements hautement répréhensibles. Un premier film qui ne manque pas d’audace.

PARADISE MURDERED (Corée du Sud) Réal.: Kim Han-min - Première canadienne
Les 17 habitants d’une île isolée sont disparus et les policiers viennent enquêter. On se transporte ensuite plus tôt dans la chronologie des événements pour découvrir comment tout ça a bien pu se produire. À mi-chemin entre l’horreur et la comédie, cette histoire de psychose collective extrêmement bien écrite met en vedette Park Hae-il, devenu une star suite aux films MEMORIES OF MURDER et THE HOST.

WIDE AWAKE (Corée du Sud) Réal.: Lee Kyoo-man - Première nord-américaine
Un petit garçon subit une opération. À son réveil, il se rappelle de la sensation de chaque manœuvre des médecins et en ressort profondément traumatisé. Son comportement, au départ suspect, ressemble de plus en plus à celui d’un psychopathe. Devenu adulte, il se venge auprès du personnel de l’hôpital. Un thriller à saveur médical haletant et complexe qui nous fait découvrir les origines d’un psychopathe d’une façon bien plus convaincante que le HALLOWEEN de Rob Zombie.


AMOURS ÉTRANGES: C’est beau l’amour. C’est pur l’amour. Le cœur devient moins lourd quand on est en amour. Mais vous nous connaissez, nous aimons bien, à Fantasia, faire les choses autrement. Voici une sélection de films mettant en scène des histoires d’amour… inhabituelles.

A LOVE (Corée du Sud) Réal.: Kwak Kyung-taek - Première canadienne
Une histoire d’amour tragique dans un univers peuplé de mafieux teigneux. Le réalisateur de FRIEND propose une chronique alliant les éléments des films de gangsters coréens et des histoires d’amour classiques comme Roméo et Juliette.

NEGATIVE HAPPY CHAIN SAW EDGE (Japon) Réal.: Takuji Kitamura - Première canadienne
Cette romance des plus particulières implique des adolescents et… un robot géant armé d’une tronçonneuse. Basé sur un roman culte, cette production des plus abracadabrantes en mettra plein la vue aux amateurs d’action.

NO MERCY FOR THE RUDE (Corée du Sud) Réal.: Park Choel-hie - Première montréalaise
Un tueur à gages muet, hébergeant une femme irrésistible et un petit garçon tenace, s’est bâti un code moral - il n’élimine que les méchants, les gens qui méprisent leur prochain. L’un des films asiatiques les plus attendus de l’année où comédie, action et histoire d’amour font bon ménage.


GORDON LIU DE KILL BILL – LA LÉGENDAIRE STAR DU KUNG FU

Lors du week-end d’ouverture, Gordon Liu, légende vivante du Kung Fu, sera présent à Fantasia pour assister à la projection de l’un des classiques des Shaw Brothers, DISCIPLES OF THE 36th CHAMBER, présenté en copie 35mm nouvellement restaurée. Ayant suivi un entraînement d’arts martiaux depuis un jeune âge, Gordon Liu devient une vedette internationale en 1978 en interprétant pour la première fois Monk San Te dans 36th CHAMBER OF SHAOLIN. Il a fréquemment collaboré avec Lau Kar Leung (DRUNKEN MASTER 2 avec Jackie Chan). Leurs films sont considérés comme des classiques du genre, grâce à leur action dynamique, leur reconstitution d’une époque révolue et une emphase sur le véritable esprit du Kung Fu. Quentin Tarantino a cité les films des Shaw Brothers comme l’une des inspirations principales de KILL BILL, ce qui explique pourquoi Liu interprète dans cette série le rôle de l’ermite Pai Mei.

DISCIPLES OF THE 36TH CHAMBER* (Hong Kong) Réal.: Lau Kar Lenung (aka Liu Chia-Liang) – En présence de Gordon Liu.
Deux importantes icônes du cinéma de Kung Fu, Fong Sai Yuk (rendu célèbre grâce à Jet Li, ici interprété par Hsiao Ho) et le moine San Te (Gordon Liu - KILL BILL) s’affrontent dans ce classique oublié des Shaw Brothers. L’arrogance de Fong envers un maître Manchu le pousse à se réfugier dans un temple Shaolin. Même s’il maîtrise très bien les arts martiaux, il n’est rien contre Maître San Te, le créateur de la 36e Chambre de Shaolin. Grâce à sa force et sa rapidité d’esprit, ce professeur a la réputation de toujours sortir victorieux de ces conflits contre ses jeunes disciples.


SANS FRONTIÈRES, SANS LIMITES: LE CINÉMA NIKKATSU DES ANNÉES 60

Les films d’action Nikkatsu ont connu leur heure de gloire durant les années 60. Il s’agissait d’une combinaison stylistique inattendue: des Japonais durs à cuire, qui se comportaient comme des héros hollywoodiens, avec la gestuelle américaine et tout ce qui s’ensuit. Aux yeux du public nippon de l’époque, c’était là une espèce d’univers parallèle fascinant – ni vraiment étranger, ni tout à fait Japonais… Qu’on les compare au western spaghetti, à la Nouvelle vague française, ou au film noir, les Nikkatsu sont un phénomène distinctif particulier, des films d’action magnifiquement conçus, mais n’ayant jamais été distribués hors du Japon depuis cinquante ans, sous quelque format vidéo que ce soit. L’anthologie que nous vous présentons ici a été préparée par Marc Walkow, de la boîte Outcast Cinema. La première projection des ces films hors du Japon a eu lieu en 2005, lors du festival d’Udin. Ceci entraîna la publication d’un formidable portfolio. Ceci est peut-être l’unique chance que vous aurez de jeter un œil à ces joyaux oubliés de l’histoire du septième art. Les trois longs métrages Nikkatsu composant cette rétrospective sont tous présentés en format 35mm, avec sous-titrage « en direct » offert par Marc Walkow. Ces films ne sont carrément disponibles nulle part ailleurs, et aucun fan de cinéma japonais qui se respecte ne peut se permettre de manquer cette occasion.


D’AUTRES FILMS QU’IL NOUS FAUT MENTIONNER

THE ASSEMBLY (Hong Kong-Chine) Réal.: Feng Xiaogang - Première canadienne
Ce film historique relate les efforts d’un homme pour faire reconnaître la mort de ses hommes durant la guerre civile en Chine. Un récit touchant et rempli d’action, avec une scène d’ouverture rappelant SAVING PRIVATE RYAN.

GOING BY THE BOOK (Corée du Sud) Réal.: Ra Hee-chan - Première nord-américaine
L’une des comédies coréennes les plus drôles des dernières années. Quand le chef de police Seung-woo demande à Do-man d’être le voleur, dans une simulation de vol de banque, il était loin de se douter qu’il allait prendre son rôle aussi sérieusement.

THE MOSS (Hong Kong) Réal.: Derek Kwok - Première internationale
Prenant place dans l’univers pervers des triades, des agents doubles, des informateurs et autres taupes, ce second film de l’étoile montante Derek Kwok propose un conte de fée maquillé en film noir, et greffé sur un film d’action. Nous sommes très fiers, à Fantasia, de le présenter en première internationale.

THE REBEL (Vietnam) Réal.: Truc 'Charlie' Nguyen - Première montréalaise
Alors que le Vietnam est sous tutelle française, la rébellion gronde et un agent se rebelle contre les occupants. Un drame d’action explosif à saveur politique qui prouve que le Vietnam a bel et bien sa place au club des « nations d’arts martiaux ».

THE SPARROW (Hong Kong) Réal.: Johnnie To - Première canadienne
THE SPARROW de Johnnie To se déroule dans l’univers intuitif des pickpockets, un monde où esprit et lames de rasoir sont des armes de choix. Avec ses touches d’OLIVER TWIST et de THOMAS CROWN AFFAIR, il s’agit du film le plus personnel de To. Un véritable plaisir cinématographique, il regorge de surprises et sa finale, un combat sous la pluie où se frappent rasoir et parapluie, est une pure merveille.

SUKIYAKI WESTERN DJANGO (Japon/Japan) Réal.: Takashi Miike - Première montréalaise
Ne sautez pas si vite aux conclusions, c’est effectivement une adaptation japonaise du classique italien DJANGO, mais à la sauce Miike… Takashi Miike est une icône dans le monde du cinéma underground. Au cours des dernières années, il a influencé grand nombre de réalisateurs et nombreux sont ceux qui veulent travailler avec lui, parmi les plus célèbres se retrouve Quentin Tarantino, qui a un petit rôle dans le film.

THE PYE-DOG (Hong Kong) Réal.: Derek Kwok - Première canadienne
Premier long métrage d’un des réalisateurs les plus prometteurs de Hong Kong, THE PYE-DOG remporta un immense succès à sa sortie. Ce film familial fort touchant et visuellement magnifique raconte l’histoire d’un petit truand à la solde d’un mafieux qui lui demande de kidnapper un enfant. La tâche devient plus ardue lorsqu’il s’attache au petit et qu’une jolie institutrice entre dans le portrait.

X-CROSS (Japon) Réal.: Kenta Fukasaku – Première canadienne
Kenta Fukusaku, le scénariste des deux BATTLE ROYALE (et co-réalisateur du second) et le fils du légendaire cinéaste Kinji Fukusaku, voit son talent exploser avec X-CROSS, une comédie d’horreur disjonctée qui défie toute description conventionnelle. Deux jeunes filles décident de passer quelques jours de vacances dans un village loin de tout et découvrent que le bled est habité par des fétichistes de pieds prêts à tout pour obtenir de nouvelles acquisitions ! Excentrique et divertissant, X-CROSS pourrait être décrit comme une version lynchéenne de WICKER MAN s’inspirant de RASHOMON et GOZU.


Résumés écrits par:
Nicolas Archambault, 
Eric S. Boisvert
, Mi-Jeong Lee, King-Wei Chu, 

 Todd Brown, Pierre Corbeil, Mitch Davis & Simon Laperriere.