Sweet Karma

Première mondiale

  • Canada 2009
  • 82 min
  • HD
  • Anglais
World Premiere, hosted by director/co-writer Andrew Hunt, star Shera Bechard and co-writer/executive producer James Fler

À l'affiche

Billets

Équipe de production

Réalisation: Andrew Thomas Hunt
Scénario: Andrew Thomas Hunt, James Fler, Michael Paszt
Interprètes: Shera Bechard
Production: Michael Paszt, James Fler
Distribution: Filament films

Description

Karma Balint est une femme russe timide et muette. Sa sœur Anna vient de partir pour le Canada dans l’espoir de gagner de l’argent afin de les aider à subsister. Cependant, après avoir été rapidement embauchée et expédiée par le recruteur russe responsable de dénicher des « femmes de ménage » aux Canadiens, Anna n’a jamais envoyé d’argent ni de lettre à sa sœur – elle a tout simplement disparu. Quand Karma apprend que le corps d’Anna a été retrouvé dans une forêt en banlieue de Toronto, apparemment victime d’un coup monté de la mafia russe, elle met en branle une sanglante et intercontinentale vengeance qui la voit s’opposer, armée de seulement deux mains, d’un cerveau aiguisé et de pas mal de volonté, aux pires malfrats du crime organisé torontois.

Inspirés par des faits divers authentiques (sur des circuits de trafic humain qui furent infiltrés et démantelés à Toronto entre 2004 et 2008), le réalisateur Andrew Hunt et son coscénariste James Fler ont voulu créer un personnage qui donnerait la parole aux victimes silencieuses du commerce sexuel et qui agirait en tant que vengeur cruel. Le mannequin Shera Bechard (son premier rôle au cinéma) est une révélation dans son personnage de justicière hésitante qui a exigé un régime très strict de cours d’art dramatique, de danse érotique et d’arts martiaux ainsi qu’une certaine dextérité au maniement d’armes. Les scènes de combat en résultant sont désespérées et brutales, bien loin des chorégraphies hollywoodiennes.

Contrastant avec les films de type « viol-vengeance » dont le côté exploitation éclipse l’aspect psychologique, SWEET KARMA ramène le genre à ses racines féministes – LIPSTICK (1976), HANDGUN (1983), THE LADIES CLUB (1986), POSITIVE I.D. (1987), DIRTY WEEKEND (1993). Le sens d’affirmation morale et de justice personnelle est un facteur dominant dans tous les types de film de vengeance, de ceux de Michael Winner à Walter Hill — quoiqu’un film de vengeance féminine est quelque chose d’assez spécial. Les femmes sont des créatures vengeresses de nature différente. On y retrouve plusieurs clins d’œil à des classiques du genre comme MS. 45 (1981) et THEY CALL HER ONE EYE (1974), mais ce qui rend SWEET KARMA unique est que Karma reste compatissante en ne se dissociant pas de ses actions. Jamais elle n’entre à outrance dans la peau de son alter ego vamp et cesse d’être innocente. Ainsi, SWEET KARMA est non seulement une distinctive contribution au registre des films de type « viol-vengeance », mais s’inscrit fièrement dans la nouvelle vague de cinéma indépendant culte canadien.

—Kier-la Janisse (traduction Kristof G.)

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