Description
Après avoir accueilli la Nouvelle Chair dans
TOKYO GORE POLICE, le réalisateur et génie des effets spéciaux Yoshihiro Nishimura a choisi de faire quelque chose de plus slapstick avec
VAMPIRE GIRL VS. FRANKENSTEIN GIRL, qu’il a coréalisé avec Naoyuki Tomomatsu, connu pour ses
STACY,
ZOMBIE SELF DEFENSE FORCE et
EAT THE SCHOOLGIRL. Basé sur un manga de Shungiku Uchida, ce touchant drame raconte l’histoire de deux écolières entichées du même garçon. Mizushima est un mec séduisant avec sa coiffure adroitement négligée, ayant une singulière allure dans son uniforme d’écolier. À la St-Valentin, une nouvelle étudiante nommée Monami lui donne une boite de chocolats qui représente la vie, comme le disait un célèbre simple d’esprit. Cependant, en plus d’être nouvelle à l’école, Monami est également une vampire; comme lesdits chocolats contiennent de son sang, Mizushima se met à faire de méchants voyages en les consommant. Au moment même où il hallucine, Monami lui ouvre son cœur : elle veut qu’ils soient tous deux vampires, ensemble, pour toujours. Ah, l’amour!
Cependant, le problème est que Mizushima a déjà une copine, Keiko, qui est furax! Heureusement, son papa est un scientifique fou ayant son laboratoire secret sur le campus, transformant sa fille en une sorte de monstre Franken-Keiko fabriqué à base de pièces détachées provenant de ses camarades refroidies. Bien entendu, les conflits opposants une fille vampire et une fille Frankenstein ne peuvent être résolus autrement qu’en combattant, en frappant, en poignardant, en mâchant ou même en pinçant son opposant, avant l’ultime duel au sommet de la tour de Tokyo.
Nishimura a réuni pour ce film son habituelle bande de bricoleurs fauchés, mais visionnaires: soit Tak Sakaguchi (
VERSUS,
YOROI: SAMURAI ZOMBIE) qui a chorégraphié l’action alors que Tsuyoshi Kazuno a contribué aux effets visuels. Eihi Shiina (
AUDITION) joue la mère de Monami dans une incroyable séquence de flashback et Takashi Shimizu (le réalisateur de la série
JU-ON) joue un professeur chinois fumant comme une cheminée qui discourt devant ses étudiants sur l’importance des refontes hollywoodiennes de ses films. Il y a aussi un troupeau de filles « ganguro », des écolières japonaises qui vénèrent ardemment la culture afro-américaine, allant jusqu’à teindre leur peau en noir, entonner à tout moment « Yes we can! » et trainer des javelots. Sans oublier les écolières « emo » qui font des compétitions d’automutilation. Le film entier est une grosse grimace aux typiques histoires d’amour étudiantes. Tout ce que vous demande ce petit bijou et futur film culte c'est de vous laisser tout doucement absorber par sa touchante étrangeté.
—NEW YORK ASIAN FILM FESTIVAL (traduction Kristof G.)