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Haunters

(Choneung Ryukja)
commanditaire: Ciné Asie

Première canadienne

Haunters Haunters Haunters Haunters Haunters Haunters Haunters

Sélection officielle, Festival du film asiatique de New York 2011
Sélection officielle, Festival du film d'Extrême-Orient d'Udine 2011

À l'affiche


“Kim's writing-directing debut is a superior entry... an adrenaline-fueled ride, powered by energetic fight scenes” — Russell Edwards, VARIETY

Équipe de production

Réalisation: Kim Min-suk
Scénario: Kim Min-suk
Interprètes: Gang Dong-won, Ko Soo, Jeong Eun-chae, Abu Dod, Enes Kaya
Production: Lee Yu-jin
Origine de la copie: M-Line

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Description

Cho-in n’était pas l’enfant le plus heureux, ni le plus en santé avec son aspect rachitique, sa prothèse jambière, et pire que tout, sa famille abusive. Il était cependant doté d’un pouvoir soigneusement dissimulé. Il avait instantanément le contrôle sur les gestes et la pensée de toute personne sur laquelle il posait le regard, que ce soit son vilain père (à qui Cho-in a réglé le compte, un jour pluvieux, d’une façon aussi choquante qu’expéditive) ou de parfaits inconnus. Aujourd’hui, Cho-in est à l’aise financièrement – le contrôle des pensées d’autrui recèle certains avantages évidents, mais il est toujours aussi solitaire, chétif et maussade. Kyu-nam, lui, est son total opposé. Il est beau gosse, extraverti, souriant et un vrai frère pour ses deux meilleurs amis, des travailleurs immigrants de Turquie et du Ghana avec qui Kyu-nam déconne et tue le temps à la casse où ils travaillent. Il semble aussi quelque peu résistant, sortant indemne d’accidents qui en laisseraient d’autres morts ou handicapés. C’est par pur hasard que les chemins de Cho-in et Kyu-nam se croisent. Alors que les pouvoirs de Cho-in, de même que l’étendue de sa méchanceté, apparaissent évidents, ceux de Kyu-nam choisissent ce moment pour se manifester pleinement. Non seulement résiste-t-il aux attaques physiques, il s’avère aussi être la seule personne que Cho-in ne peut contrôler avec son esprit. Cho-in découvre rapidement que Kyu-nam est un homme qui n’arrête devant rien pour que justice soit faite et pour protéger ceux qu’il aime.

Vous ne trouverez ici aucune cape ni aucun masque. Pas de bas collants ni toute autre forme de déguisement. HAUNTERS est, dans la même veine que UNBREAKABLE de M. Night Shyamalan, un film de superhéros qui ne s’affiche jamais comme tel, bien qu’on y retrouve la lutte typique entre un héros et un vilain, chacun étant le parfait contrepoids de l'autre. En fait, au premier regard, il semble plus apparenté à la vague de films d’horreur asiatiques, non seulement par son esthétique lugubre et délavée, mais aussi par ses moments de violence surnaturelle à couper le souffle. De plus, grâce au script ingénieux et à la réalisation astucieuse de Kim Min-suk (pas inconnu au mélange de genres, étant scénariste du fantastique western kimchi THE GOOD, THE BAD, THE WEIRD), agrémentés d'occasionnelles fioritures narratives et autres farces impertinentes (voir la subtile référence à La Cène de De Vinci) en plus d'une notion d'amitié durable, HAUNTERS fait davantage sa marque en tant qu’alternative intelligente et unique à l’habituelle foire qu’est le cinéma de superhéros actuel.

—Rupert Bottenberg (traduction Sébastien Robidoux)

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