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The Woman

Première canadienne

  • Horreur
  • /
  • ÉTATS-UNIS
  • /
  • 2011
  • /
  • 108 min
  • /
  • HD
  • /
  • Anglais
En présence du réalisateur et coscénariste Lucky McKee et du coproducteur Andrew van den Houten

À l'affiche

Équipe de production

Réalisation: Lucky McKee
Scénario: Lucky McKee, Jack Ketchum
Interprètes: Sean Bridgers, Angela Bettis, Pollyanna McIntosh
Production: Andrew van den Houten, Robert Tonino, Loren Semmens, Frank Olsen, Robert D. Krzykowski, Elaine Marie Gibson
Origine de la copie: Modernciné

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Description

Dans le monde de l’horreur, la femme est le souffre-douleur favori. Même si plusieurs se redressent et se battent, historiquement, la gent féminine a plus fréquemment été victime qu’agresseur ou vainqueur dans le cinéma d’horreur. Le cinéaste féministe Lucky McKee (THE WOODS, MAY) examine ce paradigme et lui appose une volte-face dans un nouveau film incendiaire et intellectuel sur la vengeance, THE WOMAN.

Bel homme et avocat lucratif, Christopher Cleek (Sean Bridgers, TRUE BLOOD) se la coule douce à la campagne avec sa conjointe Belle (Angela Bettis, MAY) et leurs trois enfants. Lorsque le charmant papa capture et kidnappe une femme à l’état sauvage et l’enchaîne dans le cellier, le portrait paisible se fissure. Alors que Chris tente d’« élever » cette femme à travers une série d’actes d’une violence atroce, sa véritable nature est dévoilée.

Le film est basé sur un scénario coécrit par McKee et l’auteur Jack Ketchum, nullement étranger à la controverse. Son roman The Girl Next Door fut banni et jugé inadaptable pour son regard graphique sur l'agression. C’est alors qu’entre en jeu Modernciné qui adapta le roman pour le grand écran, suivi d’une seconde adaptation, OFFSPRING. Conçu comme une suite libre de ce dernier, THE WOMAN met en vedette Pollyanna McIntosh (BURKE AND HARE) reprenant son rôle de chère mère à la famille nomade cannibale.

THE WOMAN présente de superbes prestations de la part de ses deux interprètes féminines. McIntosh est carrément effrayante alors que la femme battue incarnée par Bettis inspire tristesse, sympathie et frustration. Il s’agit ici d’un projet inhabituel pouvant être décrit comme une fable subversive explorant comment la peur, la manipulation, l’inégalité des genres et le déséquilibre du pouvoir à l’intérieur d’un foyer sont susceptibles de transformer des gens à première vue ordinaires en monstres. Et, enfin, ce qui se produit lorsque cet équilibre de pouvoir penche tout à coup vers le côté du faible. C’est une œuvre profondément troublante qui a provoqué des réactions intenses du public lors de ses représentations, comme ce spectateur en colère à Sundance déclarant que le film devrait être « confisqué et brûlé ». Dans les mains d’un cinéaste moins habile, THE WOMAN aurait facilement pu devenir un énième projet d’exploitation sans âme. Au lieu, McKee livre avec adresse un film de vengeance féministe rêveur, élégant et émotionnellement difficile défiant les conventions à tous les degrés. Bizarre, barbare, magnifique et farouchement sans merci, THE WOMAN est d’un niveau supérieur, s’affirmant comme une méditation unique sur les horreurs de la misogynie.

—Jovanka Vuckovic (traduction Patrick Lambert)

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