Propulsé par Divertissement

English

The Last Ronin

(Saigo no Chushingura)
commanditaire: Au Gourmet Bistro

Première montréalaise

The Last Ronin The Last Ronin The Last Ronin The Last Ronin The Last Ronin The Last Ronin The Last Ronin

Sélection officielle, Japan Cuts 2011
Sélection officielle, Festival international du film de Shanghai 2011

À l'affiche

Équipe de production

Réalisation: Shigemichi Sugita
Scénario: Yozo Tanaka, from Shoichiro Ikemiya
Interprètes: Koji Yakusho, Koichi Sato, Nanami Sakuraba, Narumi Yasuda
Origine de la copie: Kadokawa Shoten Co, Ltd

Push

Description

Plus une légende qu’un mythe, c’est ainsi que l’on pourrait qualifier le Chushingura, le fameux récit des 47 samouraïs du clan Ako qui, pour venger le déshonneur et le suicide forcé de leur maître, ont organisé et exécuté l’audacieuse attaque du domaine de l’ennemi juré de ce dernier, au tournant du 18e siècle. Ce fait historique, emblème par excellence du code Bushido, soit honneur et sens typiquement japonais de la loyauté, de la discipline et du sacrifice personnel, a été maintes fois adapté pour la littérature, le théâtre et l’écran. Après avoir vengé leur seigneur, se soumettant aux principes de leur code, ils ont dû se faire seppuku, le suicide rituel. Quarante-six des ronin s’y sont pliés. Un seul, Kichiemon Terasaka, a été contraint de s’abstenir pour qu’il puisse témoigner de la bravoure de ses camarades.

Cette hypothétique version du récit des 47 ronin présente Terasaka 16 ans plus tard, achevant sa mission. En se rendant au service commémoratif annuel de Kyoto, il croise le chemin d’un homme qui pourrait être Magozaemon Senoo, un autre samouraï du clan Ako ayant disparu juste avant la nuit meurtrière. Était-ce de la simple lâcheté de sa part? Une trahison? Ou est-ce que cet homme, qui mène maintenant une vie humble et discrète d’antiquaire, cache lui-même un terrible secret? Il partage sa demeure avec une jeune femme, mademoiselle Kane, sur laquelle il veille comme un père. Alors qu’elle assiste au théâtre de marionnettes (un pur délice pour les spectateurs du film), Kane tombe dans l’œil du jeune et élégant rejeton d’un clan de marchands prospères. Ce qui a été gardé secret si longtemps sera finalement révélé…

À la fois poétique et simple, subtil mais poignant, THE LAST RONIN présente un contraste surprenant à la froide et cruelle abstraction si présente dans les films japonais du genre chanbara (littéralement, films de « combats d’épées »). Une œuvre marquante et profondément humaine, elle tire les ficelles de la culpabilité, de la solitude, de l’affection, des dettes d’honneur et du désir qui lient les personnages, si bien campés par une distribution exceptionnelle. Koichi Sato (SUKIYAKI WESTERN DJANGO) offre une interprétation touchante de Terasaka, alors que Magozaemon est magnifiquement interprété par Koji Yakusho qu’on a pu voir dans BABEL et le 13 ASSASSINS de Takashi Miike, une vendetta chanbara autrement plus sanglante aussi présentée à Fantasia 2011. THE LAST RONIN réussit à lever le masque du stoïque samouraï et nous révèle comment un code de conduite d’une impossible perfection peut affecter les imparfaites créatures que nous sommes.

—Rupert Bottenberg (traduction Sébastien Robidoux)

2010 Sponsors