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Helldriver

(Nihon bundan: Heru doraiba)

Première montréalaise

Helldriver Helldriver Helldriver Helldriver Helldriver

Sélection officielle, Fantastic Fest 2010
Sélection officielle, Festival international du film fantastique de Sitges 2010
Sélection officielle, Festival international du film fantastique de Bruxelles 2011
Sélection officielle, Festival du film underground de Calgary 2011

À l'affiche

Équipe de production

Réalisation: Yoshihiro Nishimura
Scénario: Daichi Nagisa, Yoshihiro Nishimura
Interprètes: Eihi Shiina, Yumiko Hara, Yurei Yanagi, Kazuki Namioka, Kentaro Kishi
Production: Yoshinori Chiba, Hiroyuki Yamada
Origine de la copie: Sushi Typhoon/Nikkatsu

Cinemabox

Description

Vous en connaissez beaucoup des films dont le générique d’ouverture se pointe en plein milieu? Nous non plus. Rembobinons donc jusqu’au début. Arrive un type à l’allure douteuse sur sa bécane. Avec ses lunettes et son costume de caoutchouc, notre quasi-ninja utilise rapidement son treuil à crochet pour grimper sur la muraille. Ensuite, il se met à balancer des membres humains dans le champ pour distraire des râleurs apparemment zombifiés, pour prestement commencer à les décapiter afin de ramasser leurs excroissances frontales en forme d’antenne. En un coup de vent, il se retrouve pris dans une sanguinolente pyramide morte-vivante, avant d’être secouru par une femme samouraï totalement canon conduisant un gros camion, se prenant pour une danseuse armée d’un katana/tronçonneuse. Sérieux. Le fort bien rempli synopsis inclut également un brouillard aussi cendreux que mystérieux, un duo frère-soeur de cannibales coloré et dépravé, d’hilarants clips médiatiques très Verhoeven, un clin d’œil aux westerns spaghetti, des créations mutantes à la Lovecraft, des fusillades démentes, du trafic de drogue, des explosions improbables et une trame sonore qui tue. KILL BILL rencontre BRAINDEAD dans un Japon surréaliste appartenant à une dimension parallèle tordue!

À ne pas confondre avec la récente série B de Nic Cage (titrée ici DRIVE ANGRY 3D), ce festin gore hyperactif est le film le plus débile du réalisateur et maître des effets spéciaux Yoshihiro Nishimura. Après une paire d’œuvres divertissantes (MUTANT GIRL SQUAD, VAMPIRE GIRL VS. FRANKENSTEIN GIRL), il nous revient avec HELLDRIVER, son meilleur long métrage depuis TOKYO GORE POLICE (2008). Également de retour, sa muse Eihi Shiina (la vedette d’AUDITION de Miike) met littéralement tout son cœur dans son rôle d'antagoniste suprême. Dans cette production signée Sushi Typhoon, les effets spéciaux formidablement salissants de Nishimura (antérieurement mis au service de THE MACHINE GIRL, SAMURAI PRINCESS et plusieurs films de Sion Sono) servent l’histoire sans jamais la noyer. On sent l’influence des plus grands comme Romero (le mur de LAND, le démembrement classique de DAY, les costumes « biohazard » de THE CRAZIES, etc.), Gordon (FROM BEYOND, quelqu’un?), Raimi (ses EVIL DEAD) et plusieurs autres (de l’univers de Clive Barker à STREET TRASH, en passant par CLASS OF NUKE ‘EM HIGH de Troma). C’est une réelle tragédie gore, quoique c’en est une très amusante, absurde et cynique. Du bonbon pour la foule de Fantasia assoiffée du sang et du latex qui abondent aux projections de minuit. Soyez prêts pour ce trip de LSD réellement écarlate. À en crever... de rire!

—Kristof G.

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