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English

Lapland Odyssey

(Napapiirin Sankarit)

Première montréalaise

  • Comédie
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  • Finlande / Suède / Irlande
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  • 2010
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  • 92 min
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  • 35mm
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  • Finlandais/anglais (Sous-titres Anglais)
Lapland Odyssey Lapland Odyssey Lapland Odyssey Lapland Odyssey Lapland Odyssey Lapland Odyssey

GAGNANT: Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario original, Prix du public, Prix Jussi 2011

À l'affiche

Équipe de production

Réalisation: Dome Karukoski
Scénario: Pekko Pesonen
Interprètes: Jussi Vatanen, Jasper Pääkkönen, Timo Lavikainen, Pamela Tola, Kari Ketonen
Production: Aleksi Bardy, Dominic Wright, Martin Persson, Jacqueline Kerrin
Origine de la copie: The Yellow Affair

Indie

Description

Kapu se souvient qu'en septième année, sa classe devait faire une présentation sur les attractions touristiques potentielles de sa petite ville de Laponie, dans le nord de la Finlande. Kapu avait suggéré un pin mort particulier : l’arbre du balancement, comme l’appelaient les habitants. Cinq générations de villageois, abattus par des chagrins d’amour et autres défaites au hockey (aux mains de la Suède en plus!) s’y étaient pendus. Son professeur avait dit que c’était la meilleure chose que Kapu a faite et fera dans sa vie.

Aujourd’hui (c’est bien le jour malgré la noirceur arctique), le cynique et possiblement suicidaire Kapu est « chômeur de profession », comme ses copains fainéants Janne et Tapio. Inari, la petite amie de Janne, lui a donné 50 euros et un ultimatum. Il doit acheter un convertisseur numérique pour le téléviseur aujourd’hui sinon c'est fini. Janne, passé maître dans l'art d'éviter ses responsabilités, rassemble ses potes, dépensant une part du 50 sur un pichet de bière, et les trois entament ce qui devait être la simple quête d’un appareil électronique à prix abordable. Et encore : la constante recherche de facilité et de simplicité mise de l'avant par Janne transforme tout ça en un cauchemar de complications. Bientôt, le trio se retrouve confronté à la police, des accidents de voiture, une starlette vieillissante de jeux vidéo pornos, un Russe nu armé d’un fusil de paintball et – celle-ci n’est pas si pire – une équipe féminine de rugby sous-marin en sérieux manque de compagnie masculine.

Fantasia, un festival réellement international, a une longue tradition en ce qui concerne le partage d’images et de sons provenant de contrées exotiques avec son public. Et quoi de plus exotique pour un auditoire québécois que le nord de la Finlande, avec ses sapins, ses motoneiges, ses caribous, son ennui, ses périodes d’ensoleillement limitées et ses trâlées de neige? À l’exception de quelques panneaux en finnois ici et là, LAPLAND ODYSSEY est un attachant et familier road trip grivois, dans la tradition de HAROLD AND KUMAR, qui pourrait aussi bien provenir du Grand Nord québécois avec ses panoramas hivernaux époustouflants éclairés par la danse des aurores boréales. Quiconque a des amis mâles pris dans une perpétuelle adolescence reconnaîtra le trio composé de Janne, Kapu et Tapio, les idiots les plus futés au monde… ou serait-ce l’inverse? Torride débauche de gags remplie de revirements et de péripéties, mais qui reste toujours plausible, LAPLAND ODYSSEY est une œuvre intelligente et empathique, une véritable carte postale d'un endroit à la fois si loin et si proche.

—Rupert Bottenberg (traduction Ariel Esteban Cayer)

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