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Exley

Première mondiale

  • /
  • Canada
  • /
  • 2011
  • /
  • 85 min
  • /
  • HD
  • /
  • Anglais
Exley

En présence du réalisateur Larry Kent

À l'affiche

Équipe de production

Réalisation: Larry Kent
Scénario: Bill Marchant
Interprètes: Shane Twerdun, Niall Matter
Production: Bill Marchant, Cheryl Smith, Michael Chase, Andrew Moxham

Cinemabox

Description

Un secret cinématographique bien gardé, le réalisateur d'origine sud-africaine Larry Kent est en fait le père fondateur du cinéma canadien indépendant. Tourné à l’arrachée en 1962 à Vancouver, le drame postbeatnik/préhippie THE BITTER ASH, controversée pierre angulaire de son œuvre, fut le tout premier film originaire du Canada montré aux États-Unis. Il a également généré la controverse en étant le premier film d'ici présentant blasphèmes et nudité. Fort de son succès très contreculturel, Kent déclencha une flopée de productions de type « nouvelle vague » issue de la côte ouest dépeignant une jeunesse canadienne aussi désespérée qu’angoissée. Une fois déménagé à Montréal, Kent livra son plus important long métrage, soit HIGH (1967), un fourre-tout psychédélique garni de sombre drame et de kitsch, qui définit la métropole de la fin des années 60. Lorsqu’il fut présenté au Festival du film de Montréal en 1968, HIGH se disputa le même écran que le classique d’Arthur Penn et de Warren Beatty BONNIE AND CLYDE. Durant les deux décennies suivantes, Kent continua de faire des œuvres très personnelles pour le compte de Cinepix, l’ONF et bien évidemment… pour lui-même.

Maintenant septuagénaire, Kent continue de réaliser des œuvres denses et engagées qui ne sombrent jamais dans l’exploitation, préférant plutôt défier, confondre et amuser. EXLEY, son dernier film, est une merveille à petit budget, un trip néoréaliste cru et saillant, aussi grotesquement surréel que profondément cynique. Provenant d’un quartier minable, Exley est un truand sans envergure aussi excité et énervé que lamentable, vivant au jour le jour, toujours complètement paumé. Jusqu’au jour où il apprend que sa cinglée de mère va bientôt crever. Déstabilisé, il se prend rapidement en main, afin de trouver du blé à tout prix, et ce, même s’il doit racler les fonds de tiroirs et écumer les coins les plus malfamés de la ville pour y arriver.

Négligé, grivois, violent et presque entièrement improvisé par ses talentueux interprètes (aiguillés par les mises en situation du scénario de Bill Marchant), EXLEY vous fera marrer à gorge déployée même lorsque notre pitoyable antihéros tombera dans les pires et plus étranges situations imaginables. Du bon vieux Larry Kent millésimé d’un bout à l’autre…

—Chris Alexander (traduction Kristof G.)

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