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The Devil’s Double

Première canadienne

The Devil’s Double The Devil’s Double The Devil’s Double The Devil’s Double

Sélection officielle, Festival international du film de Berlin 2011
Sélection officielle, Festival du film de Sundance 2011
Sélection officielle, Festival international du film de Hong Kong 2011

À l'affiche


“No less than this generation’s SCARFACE” — Dan Mecca, THE FILM STAGE

“A rocket-powered thriller... veritably blisters with tension” — Peter Debruge, VARIETY

Équipe de production

Réalisation: Lee Tamahori
Scénario: Michael Thomas, from Latif Yahia
Interprètes: Dominic Cooper, Philip Quast, Ludivine Sagnier, Maehmet Ferda, Latif Yahia
Production: Paul Breuls, Michael John Fedun, Catherine Vandeleene
Origine de la copie: Maple Pictures

Synchro

Description

Qu’ils soient partisans ou opposants de l’invasion américaine de l’Iraq en 2003, peu de gens ont versé la moindre larme sur la chute de Saddam Hussein et de son clan. L’ampleur des atrocités perpétrées sous la dictature de Hussein a fait couler beaucoup d’encre, mais une nuance particulièrement malsaine colore les récits concernant ses fils, Qusay et Uday, abattus en 2003. Uday, le fils aîné, revendiquait effrontément ses crimes révoltants en se faisant appeler Abu Sarhan – Le Loup. Le despote Hosni Mubarak, récemment destitué, l’avait ainsi qualifié de « psychopathe ». Pour l’ancien soldat iraquien Latif Yahia, aujourd’hui écrivain et blogueur politique, Uday Hussein était un monstre déchaîné. Et cela, Latif le sait d’expérience, car il ne fut pas seulement le témoin de sa folle décadence, de son sadisme sexuel, de sa mégalomanie et de sa rage meurtrière. Au milieu des années 80, il devint cet homme, son « fiday » : sa doublure.

THE DEVIL’S DOUBLE révèle un monde d’opulence vertigineuse et d’hédonisme sans retenue, où le plus grand faste masque la plus écoeurante dépravation, et où se dessine une histoire si monstrueuse et démesurée qu’elle ne peut être que véridique. Adapté de l’œuvre éponyme de Yahia, le film raconte comment l’ancien camarade de classe d’Uday Hussein fut forcé sous la terreur à servir d’appât à de potentiels assassins. Après des mois d’entraînement rigoureux afin de parler et se mouvoir comme son modèle, après avoir subi des interventions chirurgicales pour modifier son apparence, l’existence de Yahia fut bouleversée à jamais. Le plus souvent emprisonné dans un cadre luxueux, sachant que la moindre erreur pourrait lui être fatale, Yahia n’eut pas d’autre choix que d’imiter, ou plutôt habiter un homme dont la sauvagerie était d’une insupportable évidence, tout en s’accrochant désespérément à son identité volée.

C’est à l’acteur de théâtre et cinéma Dominic Cooper (MAMMA MIA!, THE ESCAPIST, CAPTAIN AMERICA: THE FIRST AVENGER) que revient la tâche de saisir les deux personnages et de jouer des contrastes entre Uday le psychotique et Yahia, sa doublure à contrecoeur. Il s’en acquitte brillamment sous la direction maîtrisée du réalisateur néo-zélandais Lee Tamahori. D’œuvres coup de poing comme ONCE WERE WARRIORS, THE EDGE et MULHOLLAND FALLS, en passant par THE SOPRANOS, la série des XXX avec Vin Diesel, et le James Bond DIE ANOTHER DAY, la filmographie de Tamahori fait de lui un choix parfait pour la direction du film. En passant, guettez l’apparition de Yahia en personne, dans le rôle du gendre de Saddam, Kamel Hussein, condamné pour sa trahison.

—Rupert Bottenberg (traduction Sabine Garcia)

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