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Abolition

Première mondiale

Abolition Abolition Abolition Abolition

Hosted by Director Mike Klassen

À l'affiche

Équipe de production

Réalisation: Mike Klassen
Scénario: Mike Klassen, Chantelle Kadyschuk, Chris Lawson
Interprètes: Andrew Roth, Caroline Williams, Reggie Bannister, Elissa Dowling
Production: Mike Klassen, Chantelle Kadyschuk
Origine de la copie: SKG Films

Cinemabox

Description

Joshua (Andrew Roth) est un concierge usé par sa stagnante vie. Venant de perdre son emploi, il erre dans la ville, seul et sans but, espérant en quelque sorte d’être enfin libéré des logements sociaux auxquels il semble être pour toujours enchaîné. Voyez-vous, Joshua possède un pouvoir – celui de sauver – qu’il peine à contrôler (serait-ce plutôt une malédiction?). C’est que le don surnaturel qu’il utilise de façon héroïque peut également détruire ceux qui osent le trahir. Peu après s’être trouvé un boulot d'homme à tout faire dans un immeuble d'habitation, l’existence aussi confuse qu’aléatoire de Joshua commence à prendre un tout autre tournant. Après avoir fraternisé avec une résidente (Elissa Dowling), l’avoir défendue lors d’un braquage et avoir été pris sous l’aile d’un aimable ex-prêtre (Reggie Bannister; PHANTASM), notre hanté et troublé héros vient tranquillement à croire qu’il pourrait bien être le nouvel élu… ou peut-être même l’antéchrist.

Réalisé par le talentueux réalisateur canadien Mike Klassen, ABOLITION est une petite merveille : un thriller indépendant aussi instable qu’écorché vif exploitant son petit budget au maximum et en tout temps, tant au niveau technique qu’en racontant son histoire, d’une manière rarement vue chez ses grands frères hollywoodiens. Le concept original de Klassen était de mixer deux de ses longs métrages préférés, des œuvres qui sont toutes deux des exemples dans leur genre respectif, soit TAXI DRIVER de Martin Scorsese, film phare du néo-noir, et THE EXORCIST de William Friedkin, terrifiant chef-d’œuvre théologique toujours aussi choquant. On retrouve effectivement plusieurs lignes thématiques récurrentes des deux films susmentionnés dans ABOLITION, tous trois se concentrant sur l’atmosphère, l’évolution des personnages, le drame psychologique et des protagonistes imparfaits. La musique joue aussi un rôle déterminant, avec ses motifs de piano parcourant ABOLITION sur toute sa durée, tel de petites veines éclatées. Cependant, le plus important est que vous sachiez qu’ABOLITION est un film ambitieux, intime et épique, ne bluffant jamais, qui préfère l’ambigüité au spectaculaire et qui laisse le spectateur, au final, qu’avec ce souhait : le revoir immédiatement.

—Chris Alexander (traduction Kristof G.)

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