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Brawler

Première mondiale

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En présence du réalisateur Chris Sivertson et des acteurs et coproducteurs Marc Senter et Nathan Grubbs

À l'affiche

Équipe de production

Réalisation: Chris Sivertson
Scénario: Chris Sivertson
Interprètes: Marc Senter, Nathan Grubbs, Pell James, Bryan Batt, Michael Bowen
Production: Nathan Grubbs, Marc Senter
Origine de la copie: GFY Films

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Description

Le réalisateur et scénariste Chris Sivertson a fait sa marque sur la scène du cinéma aux penchants sombres avec son adaptation sans merci du roman tout aussi impitoyable de Jack Ketchum, THE LOST, démontrant un talent pour présenter de multiples personnages à la fois, une tension sinistre, une violence graphique et un comportement généralement bien méchant. Son projet suivant, I KNOW WHO KILLED ME, bénéficiant d’un plus gros budget et mettant en vedette l’épave professionnelle Lindsay Lohan, exposait un même talent pour le salace. Les mérites de ce long métrage comme étant un film d’exploitation contemporain pur et bien léché, dépeint avec de fortes couleurs et une énergie démente, ne font que commencer à être reconnus.

Cependant, l’esthétique de Sivertson atteint son apogée avec son plus récent projet, BRAWLER, coproduit et interprété par l’acteur principal de THE LOST, Marc Senter (également du fantastique RED, WHITE & BLUE présenté l’an dernier à Fantasia). Un récit dynamique à propos de deux frères (Senter et Nathan Grubbs) qui se retrouvent profondément engloutis dans un vicieux « fight club » underground sous l’emprise de mafieux douteux. Le menu du jour inclut des os brisés, des mâchoires fracassées et des vies perdues. Alors que les combats deviennent de plus en plus dangereux (Senter en particulier démontre ici son entraînement intensif en arts martiaux) et que leurs patrons corrompus ne sont jamais bien loin, leur propre relation est menacée de devenir encore plus explosive lorsqu’une dose de féminité (personnifiée par la jolie nouvelle venue Pell James de SURVEILLANCE et FANBOYS) met en branle leur univers fragile carburant à la testostérone.

Tourné de façon frappante par Zoran Popovic, sa caméra lorgnant à travers les plaies béantes et la vie nocturne animée de la Louisiane, empli de musique et apparemment monté au couteau, cet insolent vaudeville à la violence ravageuse donne aux premiers films de Guy Ritchie et Martin Scorsese (avec qui il partage plus qu’un simple trait tonal) une apparence de MR. DRESSUP en comparaison. Brutal, dur et avec une mise en scène ultrastylisée, BRAWLER est un drame criminel aussi instable qu’un bâton de dynamite, nullement confectionné pour les cœurs sensibles, mais il garantit de plaire à un public plus audacieux. Autant le projet coupe certains coins serrés tout en étant mené par la musique et des éléments visuels, Sivertson ne perd jamais de vue le cœur du récit et ne sacrifie aucunement le développement complet de ses personnages. En plus, ce spectacle sordide est apparemment basé sur une histoire vraie… croyez-le ou non.

—Chris Alexander (traduction Patrick Lambert)

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