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Shivers

(They Came From Within)
Shivers Shivers Shivers Shivers Shivers Shivers

En présence de l'actrice Lynn Lowry et du producteur André Link

Copie d'archives 35mm

GAGNANT : Meilleur réalisateur, Festival international du film fantastique de Sitges 1975

Entrée libre!

À l'affiche


“Skillful and scary” — Roger Ebert, CHICAGO SUN-TIMES

“Horror movies don’t come any cooler... a timeless take on sexual terror” — Mick LaSalle, SAN FRANCISCO CHRONICLE

Équipe de production

Réalisation: David Cronenberg
Scénario: David Cronenberg
Interprètes: Paul Hampton, Joe Silver, Lynn Lowry, Alan Migicovski, Susan Petrie
Production: Ivan Reitman, John Dunning, André Link
Origine de la copie: Maple Pictures

Cinemabox

Description

Premier long métrage de l’un des auteurs les plus prolifiques et les plus choquants du Canada, SHIVERS de David Cronenberg n’a pas que changé la direction du cinéma d’horreur en ce pays, mais a également créé un scandale national sur la nature même des films canadiens. Cette œuvre continue de survivre malgré ses détracteurs en gagnant constamment de nouveaux admirateurs par sa mixture prenante d’horreur et d’érotisme clinique.

Dans le film, un professeur dément crée un organisme modifié génétiquement qu’il planifie utiliser pour amener une société à être plus consciencieuse de la sensualité. Mais ses expériences prennent un tournant mortel alors que le parasite aux sécrétions paradisiaques se retrouve en liberté et se propage à travers un immeuble d’habitations tout près de Montréal. Alors qu’un docteur y habitant (Paul Hampton), aidé d’une infirmière (Lynn Lowry), enquête sur les morts étranges, les couloirs et salles de loisirs sont envahis par une horde grandissante de tueurs psychotiques enragés de sexe. Les quelques survivants réalisent bientôt que s’échapper reste la seule façon d’éviter la contamination.

Première excursion en langue anglaise dans le cinéma d’horreur par les producteurs John Dunning et André Link, SHIVERS frappe toujours autant en raison à la fois de ses effets gore répugnants conçus par Joe Blasco et de la manière terrifiante avec laquelle l’ordre social dominant s’écroule rapidement en un enfer primitif. S’appuyant sur des classiques de l’horreur paranoïaque comme INVASION OF THE BODY SNATCHERS et NIGHT OF THE LIVING DEAD, Cronenberg perturbe la vague montante de liberté sexuelle que les comédies polissonnes de Cinépix ont célébrée joyeusement quelques années auparavant. Ici, le « roi de l’horreur vénérien » se met dans de beaux draps en révélant un côté sombre et troublant de la sexualité que plusieurs croient être une anticipation de l’épidémie du sida des années 80. Débordant de sang, de science pervertie, de créatures dégoûtantes et de viols, SHIVERS est rapidement devenu le film canadien le plus controversé lors de sa sortie en 1975. Le critique Robert Fulford du magazine Saturday Night, dégoûté par ce qu’il appelait de la « pornographie sadique », a lancé une attaque culturelle sur le cinéma financé par l’État qui s’est propagée jusqu’à la Chambre des communes. Cinépix n’est pas resté les bras croisés, publiant même un pamphlet pour les membres du Parlement, mais ils n’avaient rien à craindre. Le succès financier des deux côtés de la frontière, de même que l’exploration originale et troublante du sexe et des maladies de SHIVERS, a permis à l’horreur d’occuper dès le départ une position ferme dans l’industrie cinématographique canadienne.

—Paul Corupe (traduction Patrick Lambert)

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