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Hellacious Acres: The Case of John Glass

Première nord américaine

Hellacious Acres: The Case of John Glass Hellacious Acres: The Case of John Glass Hellacious Acres: The Case of John Glass

En présence du réalisateur Pat Tremblay

À l'affiche

Équipe de production

Réalisation: Pat Tremblay
Scénario: Pat Tremblay
Interprètes: Jean-François Deshaies, Paula J. Davis, Navin Pratap, Karine Huard, Pat Tremblay
Production: Pat Tremblay
Origine de la copie: Sombreself

Dans...

Camera Lucida   

Évènements Spéciaux:
Camera Lucida


Première partie...

Martian Precursor   

Martian Precursor

première montréalaise
États-Unis
2010 | 1 min

Cinemabox

Description

John Glass est en train de connaître un lendemain de veille difficile, mais pas exactement du type auquel vous vous attendez. Au lieu de se réveiller auprès d’une jolie inconnue dans un appartement dont il ignore la location, il sort plutôt des vapes dans un congélateur cryogénique situé dans un hangar glauque. Un message informatisé le bombarde d’informations disparates et confuses. Cette voix décrit les ravages de la Troisième Guerre mondiale, les dégâts causés ensuite par une invasion extraterrestre, l’atmosphère désormais toxique et irrespirable. John Glass ne comprend foutrement que dalle à ce délire. Atteint d’amnésie, il ne possède aucun souvenir de ces événements. Plus précisément, il ne se souvient d’absolument rien. Ignorant tout de lui-même, il n’a pas d’autre choix que de se fier aux paroles de cette mystérieuse voix qui lui servira désormais de guide. Il apprend être un guerrier envoyé seul dans une mission de la plus haute importance. L’avenir de la Terre est entre ses mains, que ça lui plaise ou non. Il a la responsabilité de décontaminer l’ozone. Il n’a aucune idée comment y arriver, les directives fournies étant carrément absurdes. Vêtu d’une armure militaire plus ou moins fonctionnelle qu’il ne peut retirer sous aucun prétexte, John Glass entame l’exploration d’un univers insolite peuplé de créatures hostiles. Cette épopée à pied, les téléporteurs étant ce qu’ils sont, se fera sous le signe de l’étrange.

Si les films de Pat Tremblay se veulent comme un reflet de son inconscient, aucun psychanalyste ne recevra ce cinéaste dans son cabinet. Réalisateur irrévérencieux et amoureux de l’étrange, chaque nouvel opus est pour lui une nouvelle occasion de confronter son spectateur à un délire narratif et esthétique. Après HEADS OF CONTROL, un premier long métrage surréaliste imposant ses propres adjectifs qualificatifs, le voici de retour avec HELLACIOUS ACRES, un film qui, bien qu’il se veuille plus linéaire que le précédent, demeure un cas de démence profonde. Entraînant le sous-genre de la science-fiction postapocalyptique à son degré zéro, dépourvu de lourdes et interminables scènes d’action en vue, ce croisement improbable entre une version sombre du jeu vidéo HALO et l’humour cynique de Jim Jarmusch parodie les sagas épiques à la MAD MAX avec l’intrusion d’un personnage n’ayant absolument rien d’un héros. Préférant la fuite au combat et dépassé par la nature de sa mission, John Glass a comme unique atout cette capacité à émettre des dialogues acides qui exploseront votre rate. Récemment écrasé dans le paysage cinématographique québécois, cet ovni est une consécration de la bizarrerie filmique!

—Simon Laperrière

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