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Les Lèvres rouges

(Daughters of Darkness)
  • Horreur / Classique
  • /
  • Belgique / France / Allemagne
  • /
  • 1971
  • /
  • 87 min
  • /
  • 35mm
  • /
  • Français
Les Lèvres rouges Les Lèvres rouges Les Lèvres rouges Les Lèvres rouges Les Lèvres rouges Les Lèvres rouges Les Lèvres rouges

En présence de l'actrice Danielle Ouimet

Rare Copie 35mm en version française

À l'affiche

Équipe de production

Réalisation: Harry Kümel
Scénario: Pierre Drouot, Jean Ferry, Harry Kümel
Interprètes: Delphine Seyrig, John Karlen, Danielle Ouimet, Andrea Rau
Production: Henry Lange, Paul Collet
Origine de la copie: Cinémathèque québécoise

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Synchro

Description

Lors de leur voyage de noces, Stefan (John Karlen) et Valérie (Danielle Ouimet) font une halte à Ostende. Après avoir déposé leurs valises dans un luxueux hôtel, ils se rendent compte que leur arrivée à la ville belge coïncide avec la saison morte. Résultat : ils sont les seuls occupants du gîte. Cette situation va changer avec l’apparition de l’inquiétante Comtesse Bathory (Delphine Seyrig) et de sa secrétaire. Un jeu de séduction commence, la proie étant la pauvre Valérie qui se sent mystérieusement attirée vers la ténébreuse femme fatale qui, selon le majordome, aurait autrefois fréquenté l’hôtel et n’aurait nullement vieilli…

Mieux connu sous son titre anglais DAUGHTERS OF DARKNESS, LES LÈVRES ROUGES d’Harry Kümel est semblable à un baiser dans la nuit. Énième adaptation du mythe de la Comtesse Bathory, il se démarque néanmoins en infusant à son récit la charge d’érotisme que ses prédécesseurs se limitaient à évoquer avec une certaine pudeur. Distribué au Québec par Cinépix lors de sa sortie en salles en 1971, ce poème macabre s’est aujourd’hui imposé comme un classique de l’épouvante grâce à sa mise en scène élégante, sa distribution stellaire et la construction d’une atmosphère fantasmagorique qui perturbe les sens. Tout au long de cette œuvre envoûtante, le spectateur balance constamment entre réalité et phantasme, séduit par le regard venimeux de Delphine Seyrig, en vampire tyrannique, l’opposée de la jeune femme innocente qu’elle interprétait dans L’ANNÉE DERNIÈRE À MARIENBAD d’Alain Resnais. Ce rôle revient plutôt à l’excellente Danielle Ouimet qui joue ici une nouvelle Valérie, plus fragile que celle de Denis Héroux, mais tout aussi belle et charismatique. Puis il y a ce mystérieux hôtel, personnage à part entière du film, qui sert de théâtre à ce combat torride entre le Bien et le Mal. Un hôtel que Kümel filme avec expertise, nous plongeant dans un monde de désirs, de corps, de sang.

En cette année où le vampire occupe une place de choix à Fantasia avec VAMPIRE, STAKE LAND et MIDNIGHT SON, trois réinterprétations contemporaines de cette figure du fantastique, la présence des LÈVRES ROUGES à la programmation apparaît comme un retour aux sources. Il démontre que la créature de la nuit a toujours hanté les auteurs du cinéma fantastique, devenant une muse diabolique inspirant certains des plus grands films du genre. À noter que cette projection sera un événement puisqu’il permettra aux cinéphiles de découvrir ce chef-d’oeuvre dans sa version française avec les voix de Seyrig et Ouimet, un doublage très rare n’étant pas disponible sur DVD en Amérique du Nord.

—Simon Laperrière

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