Prix

Prix Cheval Noir: Guillermo del Toro

 

Prix Denis Héroux: Jean-Claude Lord

 

Prix de Carrière Honorifique: Takashi Miike

 

Jury Séquences

La 20e édition de Fantasia, premier et unique festival de films de genre à Montréal, ne peut être accueillie qu’avec enthousiasme. Non seulement parce que nous souscrivons à sa programmation, mélange de films populaires et de trouvailles cinéphiles, mais surtout parce que depuis ses débuts, sa présence a su officialiser progressivement le cinéma de genre dans la mouvance filmique, lui donnant ainsi ses titres de noblesse.

Le public, toujours fidèle, s’agrandit. Chaque année, on aperçoit de nouvelles têtes. Les raisons sont évidentes : Fantasia est convivial, accessible, accueillant et plus que tout, composé de programmateurs avisés qui nous font découvrir des néophytes de talent et de nouvelles façons d’aborder le cinéma, et parce que ces chercheurs de petits et grands trésors du 7e art prennent leur travail au sérieux, malgré leur apparence de fêtards et de rebelles éclairés.

Justement, nous sommes persuadés que l’esprit de fête, comme à ses débuts, saura s’imposer cette année. La tradition, lorsqu’elle est pavée de bonnes intentions, est toujours appréciée, même par les récalcitrants les plus farouches. La programmation, autant pour les films asiatiques qu’internationaux, suscite autant l’admiration que la controverse. Fantasia est un événement où le film-discours côtoie allègrement le simple plaisir de voir. Le spectateur est ici assujetti à une réévaluation du regard. Et pour cause, œuvres psychotroniques et films d’auteur cheminent ensemble; films bêtes et méchants s’harmonisent avec visions innovatrices.

Séquences sera là. La question ne se pose pas. Parce que notre revue croit fermement en un cinéma de la relève, sans toutefois dénigrer les anciens qui savent remettre en question leur art en s’ajustant aux temps qui changent.

Le jury Séquences est composé cette année de Pascal Grenier (jusqu’à preuve du contraire, alias Johnnie To — que faut-il ajouter d’autre?), de l’esthète et pointu Jean-Marie Lanlo et du judicieux et perspicace Guillaume Potvin. Ces trois brillants critiques devront choisir le film gagnant parmi ceux de la sélection internationale.

Nous vous souhaitons un excellent 20e, excitant, exigeant, riche en émotions, mais avant tout en trouvailles cinématographiques, quels que soient les territoires d’où elles proviennent.

Élie Castiel
Rédacteur en chef

Séquences

Prix AQCC 2016

Depuis 1996, Fantasia a creusé son sillon avec un plaisir contagieux. Créé par une bande de joyeux fous qui croyaient mordicus au potentiel du cinéma de genre, Fantasia a démontré dès ses débuts la vitalité de son public et la pertinence de son intuition visionnaire. Je le sais, j’étais de ces premières années, à faire la file à minuit avec les autres fous de SF, de kung-fu et de trucs bizarroïdes que personne d’autre n’osait programmer.

Il faut rappeler que, à l’époque, on était encore loin de la révolution geek. Les superhéros du Comic-Con de San Diego n’avaient pas encore étendu leur emprise sur la planète. Le sublime CROUCHING TIGER, HIDDEN DRAGON d’Ang Lee n’avait pas encore donné ses lettres de noblesse grand public au film d’arts martiaux asiatiques. Et le mot « psychotronique », porté par des cinéphiles encore tenus pour marginaux, faisait à peine son apparition dans notre vocabulaire. Comme tout cela a changé, en 20 ans! Et comme Fantasia aura brillamment contribué à la légitimisation du cinéma de genre et à son explosion, ne serait-ce que par le bouche-à-oreille assuré par des invités conquis comme Johnnie To ou Eli Roth qui repartaient en prophètes propager la bonne nouvelle fantasienne.

Indispensable depuis longtemps, Fantasia est aujourd’hui une plaque tournante majeure du calendrier cinématographique montréalais et mondial. En mai 2016, son prestigieux marché de coproduction internationale Frontières lançait un nouveau partenariat avec le Marché du Film de Cannes. Et en février 2016, la Ville de Montréal l’ajoutait enfin à sa liste des « grands événements culturels », lui accordant un financement réclamé de longue date.

Évidemment, tout ça est le fruit du travail colossal de sa direction, de son équipe et de ses programmateurs. J’ai donc grand plaisir à les remercier aujourd’hui. De continuer à nous réserver des surprises formidables. De continuer à recevoir les plus belles foules en délire que je connaisse, prêtes à ovationner des films aussi différents que FRANK ou TROLL HUNTER. De continuer à accueillir notre jury, celui de l’Association québécoise des critiques de cinéma, au cœur de leur fête — et peut-être par là, détricoter un peu le mythe du critique élitiste qui n’aime que Tarkovski. D’ailleurs, ce n’est pas vrai : chez nous, on aime également Zulawski. Ça tombe bien, Fantasia aussi et lui a même décerné un Prix honorifique! Ce sont donc trois vrais amoureux du cinéma de genre qui choisiront cette année le gagnant du Prix AQCC parmi les films de la sélection asiatique : Martin Gignac, président du jury (Journal Métro, Cinoche.com, Cinéfilic, Requiem pour un film), Céline Gobert (Voir, 24 images) et Olivier Thibodeau (Panorama-cinéma).

Quant à moi, je ferai à nouveau la file, comme nombre d’autres membres de l’AQCC, pour découvrir le nouveau Takashi Miike avec tous les autres fous. Joyeux 20e anniversaire et longue vie à Fantasia!

AQCC

Prix L’Écran Fantastique

Joyeux 20e anniversaire, Fantasia!

Les cinéphiles montréalais sont choyés. Depuis 20 ans, le plus important festival de cinéma de genre travaille d’arrache-pied à dénicher, à l’échelle planétaire, les derniers films à voir, de l’œuvre phare au brûlot cinématographique en passant par le pur divertissement. Depuis 20 ans, la mission demeure la même : divertir et inciter à la découverte.

Depuis 11 ans déjà, L’Écran Fantastique s’est associé au festival Fantasia à travers la remise du prix du même nom, qui vise à récompenser un long métrage de genre, récemment produit et faisant preuve d’imagination, d’originalité dans le traitement ou de grande ambition en matière de spectacle. Quel film récoltera les honneurs cette année? La réponse se trouve, quelque part, dans la riche programmation que nous propose, encore cette année, l’équipe du festival. Fantasticophiles, à vos écrans !

Encore et toujours la référence en cinéma de genre, L’Écran Fantastique, qui est publié depuis 47 ans, est distribué en Europe et au Québec. Yves Rivard en est le correspondant canadien depuis 2001. Outre ses fonctions générales de critique et de rédacteur au sein de l’équipe, il vise à promouvoir les films de genre produits au Canada et au Québec.

Plusieurs réalisateurs, as des effets spéciaux et films d’ici ont eu la possibilité de faire parler d’eux au fil des ans. Pensons, entre autres, à des productions telles que GINGER SNAPS, ÉTERNELLE, SUR LE SEUIL, 5150 RUE DES ORMES, PONTYPOOL, SAINT-MARTYR-DES-DAMNÉS, THE WILD HUNT, LA REINE ROUGE, THANATAMORPHOSE, DRAGONS 3D, DISCOPATHE et plus récemment LE SCAPHANDRIER et TURBO KID.

Tableau d’honneur

La liste des films récompensés se détaille comme suit :

  • 2005 Survive Style 5+
  • 2006 Behind the Mask : The Rise of Leslie Vernon
  • 2007 Right at Your Door
  • 2008 The Substitute
  • 2009 Paco & The Magical Book
  • 2010 Tears for Sale
  • 2011 Detention
  • 2012 Blood-C : The Last Dark
  • 2013 You’re Next
  • 2014 Predestination
  • 2015 Synchronicity
Yves Rivard

Yves Rivard

neoclassik AT videotron DOT ca

L'écran fantastique

Le Prix Barry Convex du Meilleur long métrage canadienDécerné par Spectacular Optical, avec le soutien du Fonds commémoratif Paul A. Ray

Barry ConvoxEn 2015, au Festival international de films Fantasia, Spectacular Optical a présenté le tout premier Prix Barry Convex, une récompense remise annuellement par un jury à un long métrage de genre canadien ou une coproduction présenté en première canadienne au festival.

Pourquoi Barry Convex? C’est le nom du dirigeant de la compagnie fictive Spectacular Optical qu’interprète l’emblématique acteur Les Carlson dans VIDEODROME (1984) de David Cronenberg. Barry Convex comprenait le pouvoir transformateur de l’imagerie sombre et dangereuse. En cette vigoureuse nouvelle ère pour le cinéma de genre canadien, le potentiel subversif de ce dernier est désormais apprécié de façon qu’il ne l’était pas à l’époque où VIDEODROME a été produit. Il est grand temps de le reconnaître.

Le film sélectionné pour le Prix Barry Convex recevra un prix physique incluant une œuvre d’art du renommé artiste de genre canadien Gary Pullin ainsi que 1000 dollars en argent, une gracieuseté du Fonds commémoratif Paul A. Ray.

Sponsors