RED RIGHT HAND: THE FILMS OF JEFF BARNABY – ce soir!

Terres en Vue / Land inSights and The Fantasia International Film Festival present:
RED RIGHT HAND: THE FILMS OF JEFF BARNABY

Saturday August 6th at Blue Sunshine
3660 St-Laurent, 3ieme etage
Doors: 8:15pm | Films: 9:00pm
www.blue-sunshine.com

“Jeff Barnaby dit qu’il fait du cinéma “sans gants”…et c’est vrai. Ses représentations dures de ce qu’il appelle la culture post-apocalyptique dans laquelle nous vivons ressemble très peu à l’image spirituelle et aseptisée des aborigènes souvent vue dans le cinéma contemporain” (Indigenous Arts Network)

Programme inclut :

File Under Miscellaneous
(2010, 7min.)

Situé dans un environnent métropolitain dystopien, un Mi’gMaq spirituellement épuisé et démunis à résolu à s’assimiler à la culture dominante. Il se rend à un clinique chirurgical – dont la vitrine est jonchée d’échantillons de peau et de morceaux de membres – et entreprend un opération horrible afin de se débarrasser de sa peau rouge.

The Colony
(2007, 24min.)

Un ménage à trois bi-racial trempée dans la dépravation urbaine surréaliste. Maytag, un Mi’gmaq déplacé de sa réserve, s’accroche au seul Indien à des années-lumière la ville, pour se la voir arrachée par son dealer et ami. Sadiquement en peine d’amour et tenté par la drogue, Maytag balance de l’insecticide sur les cafards qui ont colonisé sa remorque, convaincu qu’ils ont contribué à lui voler sa fiancé.Le cœur brisé et complètement écrasé, il se tourne vers son seul ami pour se consoler : sa tronçonneuse. Une allégorie démente sur le métissage, le sort moderne des Canadiens autochtones et leur affinité pour l’auto-destruction.

From Cherry English
(2004, 10min.)

From Cherry English est une allégorie Mi’gMac surréaliste à propos de la perte de language et d’idendité dans l’anonymité du paysage urbain désolé. Traylor, un Mi’gMaq, tiraillé entre deux mondes, rencontre une femme non-native qui l’envoie sur une un périple hallucinatoire de masochisme et de découverte personelle.

Red Right Hand
(2004, 9min.)

Si vous voulez de la dépravation, voici comment vous vous y prenez. Une descente des les bas-fonds de la dégradation. Une œuvre malicieuse de beauté cinématique.

Black Out
(2003, 4min.)

Obsédée par son corps, une jeune femme prend des mesures violemment drastiques pour rentrer dans sa robe favorite.

Neurotica
(Student film, 2001)

Dans cette exploration de l’homophobie, un jeune homme s’aventure dans une toilette publique, pour y voir ses plus grandes peurs devenir réalité. Seulement le deuxième film étudiant de Barnaby, tourné avec une caméra VHS analogue modifié, c’est un premier goût de ses penchant pour l’horreur bio-centrique, son dédain pour le politiquement correct et de son esthétique aiguisée qui a fait de Barnaby un des jeunes cinéastes canadiens les plus prometteurs.

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Jeff Barnaby est né et a grandi sur la rurale réserve Mi’gmaq de Listuguj au Québec. Artiste multidisciplinaire, il a remporté plusieurs prix pour ses oeuvres d’art, poésie, histoires courtes et films. Son travail offre une vue sans compromis des Indiens post-coloniaux et le monde dans lequel ils vivent. Son premier court-métrage, From Cherry English (2005), a remporté deux Golden Sheaf Awards (Yorkton) et a joué dans des dizaines de festivals dont Sundance, Tribecca Fantasia, le Vancouver International Film Fest et l’Atlantic International Film Fest.

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