The Tokyo Night Sky Is Always the Densest Shade of Blue (" Yozora wa Itsudemo Saikou Mitsudono Aoiroda")

Première Canadienne
  • Japon
  • 2017
  • 108 mins
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
Billets
Sélection officielle: Berlinale (Forum), 41e Festival international de films de Hong Kong, Festival international de cinéma indépendant de Buenos Aires, Japan Cuts 2017

Vivant seule, Mika (Shizuka Ishibashi) doit se taper deux boulots pour réussir à joindre les deux bouts. Infirmière de jour, elle travaille aussi le soir comme hôtesse dans un bar pour hommes. En parallèle, le borgne Shinji (Sosuke Ikematsu) en arrache lui aussi, travaillant sur le chantier de construction des Jeux olympiques de 2020. Tous deux sont jeunes et désemparés, croulant sous les dettes. La vie d’adulte semble inatteignable. Vivre dans la grande ville est difficile, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais c’est aussi — d’abord et avant tout — une expérience solitaire : un écheveau d’aliénation, de rencontres manquées, de regards fugaces... et d’illumination poétique. Bientôt, les chemins de Mika et de Shinji se croisent, mais avec cette rencontre se présente une interrogation contradictoire : les personnes solitaires peuvent-elles le demeurer lorsqu’elles sont en couple? Leur nature mélancolique peut-elle s’épanouir en quelque chose de plus grand?

Yuya Ishii (SAWAKO DECIDES, THE GREAT PASSAGE), un favori à Fantasia, est de retour avec THE TOKYO NIGHT SKY IS ALWAYS THE DENSEST SHADE OF BLUE, qui est rien de moins que son chef-d’œuvre. Dans ce film incroyablement poignant — à la fois comédie romantique, chronique dramatique sur la vie de « slackers », et ode poétique à la grande ville —, Ishii aborde des thèmes majeurs avec une aisance et une unique dextérité. Il présente un portrait singulier de la jeune génération sur le marché du travail et des conflits émotionnels affligeant quiconque désire survivre dans une mégalopole telle que Tokyo. Basé sur l’œuvre primée, mais pas encore traduite, de la jeune vedette de la poésie Tahi Saihate, TOKYO NIGHT SKY nous rappelle des éternels classiques tels que CHUNGKING EXPRESS de Wong Kar-wai. C’est sans aucun doute l’expérience visuelle la plus audacieuse d’Ishii, déployant une quantité étourdissante de détails, une trame sonore fantastique, et beaucoup de cœur, le tout reproduisant à merveille le frisson unique de la poésie... ou de l’amour naissant.

- Traduction : Sébastien Robidoux

Re/MAX Sponsors