Dead Man Tells His Own Tale (" El Muerto Cuenta su Historia")

Première Canadienne
  • Argentine
  • 2016
  • 81 mins
  • Espagnol
  • Anglais (sous-titres)
Billets
Sélection officielle : Mórbido Film Fest 2016, Fantasporto 2017, Festival international du film fantastique de Bruxelles 2017

Occupant un emploi de directeur de la publicité, Angel Barrios ne semble fournir qu’un effort minime. Il a néanmoins beaucoup de succès. Tout lui sourit : riche et puissant, il a de l’influence, une famille, et une épouse délicieusement aventureuse au lit. L’unique ombre au tableau : Angel est mort. Mais c’est un secret, et nul ne s’en aperçoit. Séducteur invétéré, Angel a de nombreuses conquêtes, trompant sa femme sans le moindre remords, et traitant d’ailleurs toutes les femmes comme des quartiers de viande doués de sensualité. Le slogan de sa nouvelle campagne publicitaire? « Montrez-leur qui est le maître! » Ainsi donc, afin de mousser son plus récent projet, Angel-le-sexiste n’hésite pas à coucher avec plusieurs actrices potentielles. Une nuit pourtant, son monde va basculer. Un clan de déesses vampires celtiques le séduisent pour mieux le trucider par la suite. Ces déesses vampires ont une mission : l’instauration d’une société matriarcale universelle, rien de moins. Le mort-vivant Angel devient tout à coup leur esclave zombie et doit assister ses maîtresses dans leur immense entreprise de domination planétaire. Le temps de la misogynie frivole est bel et bien révolu!

Le réalisateur Fabián Forte, qui a déjà signé CELO et LA CORPORACIÓN, ajoute un septième titre à son fameux tableau de films de genre. DEAD MAN TELLS HIS OWN TALE met en scène une guerre des sexes fantastiquement hilarante, en plus de crucifier au passage les principaux « martyrs » de la culture machiste. Ici, l’Argentine et sa politique des sexes en prennent vraiment pour leur rhume, et une métaphore ironique n’attend pas l’autre. Forte nous sert à la fois une fable absurdiste, une comédie noire, un thriller subversif et un film d’horreur. DEAD MAN déboulonne intelligemment la violence faite aux femmes et le machisme indéracinable, avec un sarcasme inouï. En un mot, c’est un fougueux manifeste anti-patriarcal qui illustre efficacement toute l’abjection de la misogynie.

- Traduction : David Pellerin

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