Free and Easy

Première Canadienne
  • Chine
  • 2016
  • 99 mins
  • Mandarin
  • Anglais (sous-titres)
Billets
GAGNANT : Prix spécial du jury - Film narratif international (vision cinématographique), Sundance 2017

“Unexpectedly funny and dryly absurd” - Boyd van Hoeij, HOLLYWOOD REPORTER

Une route sinueuse mène à une ville industrielle abandonnée en plein milieu de nulle part, dans le nord-est de la Chine. Des étrangers se croisent. Un vendeur qui essaie de vendre son « savon magique » cache des intentions malhonnêtes. Un moine bouddhiste erre dans le but de propager la foi… mais non sans prix. Un instructeur de kung-fu sans talent remplit un rapport de police auprès de deux agents blasés, qui commencent à enquêter à contrecœur sur une affaire obscure, jusqu’à ce que leur inaptitude les mène à l’abandon. Entre-temps, un garde-forestier chargé de la reforestation est aux prises avec un voleur d’arbres, on perpètre un meurtre et les escrocs s’affrontent dans une farce aux allures beckettiennes!

Lauréat du prix spécial du jury Cinematic Vision au festival de Sundance de cette année, FREE AND EASY, signé Geng Jun, propose de l’humour pince-sans-rire avec une touche macabre. Le film policier absurde se transforme en farce tragicomique, dévoilant la vie d’une petite ville emportée par le tourbillon de l’industrialisation frénétique, en ridiculisant au passage une brochette de personnages puissants, qu’on voit ici déboulonner les escrocs à la petite semaine. Filous de bas étage, flics flanc mou, bureaucrates loufoques et moines louches volent la vedette, dans un film où règne la mesquinerie, et où la (sur)vie quotidienne est disséquée dans toute sa (désopilante) ineptie. Rappelant les premiers films de Jarmusch ou FARGO des frères Coen (à la lentille de Wang Bing près), FREE AND EASY fait des paysages grandioses et des vestiges architecturaux de la Chine un magnifique théâtre de l’absurde. Voici le film policier le plus original de l’année, rien de moins.

- Traduction : Louis Trudel (Semantikos)

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