Almost Coming, Almost Dying (" Kumoman")

Première Internationale
  • Japon
  • 2017
  • 90 mins
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
Billets

Ça fait longtemps que Manabu Nakagawa, 29 ans, n’a pas eu de vrai emploi. Ça fait tout aussi longtemps qu’il n’a pas été intime avec une femme (certains soupçonnent même qu’il ne l’a jamais été). La veille du jour de l’An, à Sapporo, notre pauvre gars décide de se récompenser pour avoir enfin décroché du travail comme enseignant. Il s’apprête à s’abandonner à son fétiche pour les employées de bureau dans un club érotique, où il va payer pour se faire tailler une pipe. Manabu est chanceux, car la belle Yunoa travaille ce soir et elle peut s’occuper de lui. Le péché mignon de Manamu l’amène au bord de l’orgasme, puis, bang!

Demandez-vous ceci : si vous vous retrouviez tout nu à l’hôpital à la suite d’une hémorragie cérébrale quasi fatale, survenue alors que vous faisiez quelque chose dont vous avez intensément honte, et que votre famille voulait savoir ce qui se passe — que feriez-vous? Dans le cas du bédéiste japonais Manabu Nakagawa, la réponse est : raconter chaque détail embarrassant dans un populaire manga autobiographique (“Kumoman”, qui emprunte son nom à l’ourson en peluche maniant un bâton de baseball que Nakagawa a imaginé comme mascotte du syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible). Cette histoire carburant au malaise et à l’autodérision a été adaptée par Toshimasa Kobayashi, un réalisateur de télévision faisant ses débuts au grand écran. Kobayashi jongle habilement avec le drame médical, le mélodrame familial, le burlesque juvénile et la comédie noire intelligence et ambitieuse, sans jamais surfaire aucun de ces éléments. Le comédien Nou Misoo est excellent dans le rôle principal, rendant parfaitement la maladresse de Manabu. ALMOST COMING, ALMOST DYING est presque… non, assurément un petit film à la fois sobre et percutant qui nous donne un aperçu de l’esprit créatif — plutôt littéralement.

- Traduction : Kevin Laforest

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