Have a Nice Day (" Hao Ji Le")

Première Canadienne
  • Chine
  • 2017
  • 77 mins
  • chinoise
  • Anglais (sous-titres)
Billets
Sélection officielle : Berlinale 2017, Festival international du film d'animation d'Annecy 2017

“Urgent, thoroughly entertaining, and inventive… animation is seldom quite so bad-ass” - Rory O'Connor, THE FILM STAGE

“Stunning, provocative… a vibrantly witty piece of postmodern pop art” - Jonathan Romney, SCREEN DAILY

Une ville anonyme, quelque part dans le sud de la Chine. Pour les indigents et les crève-la-faim qui y vivent, un sac bourré de jolis billets rouges de 100 yuan chacun, c’est comme le sang dans la mer qui attire les requins. Un chauffeur dénommé Xiao Zhang a besoin d’argent. Sa fiancée est partie en Corée du Sud, en quête d’un salut qui s’appelle la chirurgie plastique. En désespoir de cause, Zhang a détroussé un petit mafieux et s’est enfui sans laisser de trace — du moins, c’est ce qu’il croit. Le chef mafieux Oncle Liu confie au sinistre entremetteur Skinny la tâche de retrouver Zhang et l’argent. Bientôt, plusieurs autres individus louches partiront à la recherche du gros sac de billets rouges : un inventeur fou affublé de lunettes aux rayons X, sa petite amie qui veut devenir riche, ainsi qu’un couple malchanceux rêvant de refaire leur vie à Shangri-La (ce qui donne lieu à un brillant interlude musical regorgeant d’éléments communistes kitsch et colorés)...

La doucereuse petite industrie du dessin animé chinois « pour toute la famille » vient de trouver son contrepoint. Le second long métrage de Liu Jian est une tranche de néo-noir débonnaire, sardonique et mordante. En 2010, le premier film de Liu, PIERCING 1, nous l’a révélé comme un animateur indépendant de calibre mondial, et lui a d’ailleurs mérité un prix aux Asia Pacific Screen Awards. Ce style visuel austère et ce commentaire social caustique sont toujours aussi présents dans HAVE A NICE DAY. Les environnements déglingués du film sont méticuleusement dessinés dans leurs moindres détails, à la ligne claire et à la main, capturant ainsi un aspect authentiquement décrépit de la Chine contemporaine. Quant aux personnages, Liu a fait d’eux des moins que rien mémorables prêts à miser le tout pour le tout, puisque de toute façon ce pays qui est le leur semble vouloir bondir vers l’avenir et leur faire mordre la poussière.

- Traduction : David Pellerin

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