Teiichi: Battle of the Supreme High (" Teiichi no Kuni")

Première Nord-Américaine
  • Japon
  • 2017
  • 118 mins
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
Billets
Sélection officielle : Festival du film d'Extrême-Orient d'Udine 2017

"The film smartly satirizes the Japanese political world in particular, as well as political animals everywhere" – Mark Schilling, THE JAPAN TIMES

Bienvenue au collège Kaitei, l’institution scolaire nipponne par excellence où l’on façonne l’élite politique de demain. Si un étudiant convoite le titre de premier ministre, il doit d’abord atteindre deux objectifs précis : se faire élire représentant de classe afin de former des alliances payantes et s’acoquiner à un candidat supérieur, puis ultimement devenir président du conseil étudiant. L’un de ses plus brillants nouveaux élèves, Teiichi Akaba, est prêt à tout pour, un jour, diriger le Japon et même créer son propre pays, que ce soit par le mensonge, l’espionnage, la trahison ou l’autohumiliation. Toutefois, son éternel rival pinceur de mamelons Kikuma s’avère être un adversaire coriace, tout comme le noble et populaire Dan. Pour surmonter les vieilles rivalités familiales, les pactes éphémères et les multiples coups bas, Teiichi devra placer ses pions astucieusement. Lorsqu’on aspire à triompher dans un milieu où les couteaux volent bas et vous atterrissent souvent dans le dos, il faut savoir être du bon côté de la lame!

Si la politique vous a écorché cette année, mais que vous préférez en rire plutôt que sombrer dans le cynisme, TEIICHI: BATTLE OF THE SUPREME HIGH est exactement le film qu’il vous faut. Alliant brillamment la satire électorale et le récit initiatique, cette adaptation délicieusement loufoque du manga Teiichi no Kuni d’Usamaru Furuya nous provient du génie de la pub Akira Nagai, à qui l’on doit l’inoubliable IF CATS DISAPPEARED FROM THE WORLD. Bien qu’elle regorge de détails amusants, la réalisation de Nagai s’avère plus sobre cette fois, laissant toute la place au récit ingénieux et aux personnages hauts en couleur peuplant le manga. Avec ses mimiques de politicien manipulateur et son jeu dynamique, Masaki Suda (ASSASSINATION CLASSROOM) règne sur une excellente distribution, parvenant même rendre son Teiichi drôle et attachant malgré ses incessantes machinations. Si Nicolas Machiavel et John Hughes s’étaient associés pour dépeindre une élection scolaire et tracer une ingénieuse caricature du monde politique, le résultat ressemblerait à TEIICHI: BATTLE OF THE SUPREME HIGH!

- Nicolas Archambault

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